Souvenez-vous de la femme de Lot
33. Quiconque cherchera à sauver sa vie, la perdra 1 ; et quiconque la perdra, la sauvera.
34. Je vous le dis, en cette nuit, de deux qui seront dans le HiémC lit, im sera plis, et l’autre laissé :
35. De deux femmes qui moudront ensemble, une sera prise, et l’autre laissée; et de deux qui seront dans le même champ, un sera prisj et l’autre laissé.
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1 De Combien de manière* ne prrd-on pas sa vie en la voulant sauver? car la vraie ne est vie de l'âme, qu'on perd en lit* sotnycnnt qu’à la vie du corps. ^
SELON SAINT LIC. 255
3t>. Ils lui dirent : Où sera-ce, Seigneur?
37. Et il répondit : Partout où sera le corps, les aigles s’y assembleront.
Le royaume de Dieu, c’est b* règne de sa loi. Or, la loi de Dieu doit régner dans chaque homme individuellement et dans la société; dans chaque homme, pour régler son amour et ses actes; dans la société, pour que, constituée selon l’ordre véritable, elle soit ce que Dieu a voulu qu’elle fût, une famille de frères, et que marchant ainsi dans les voies d’une justice toujours plus parfaite, d’une charité toujours plus vive, l’humanité atteigne progressivement sa fin. En ce qui touche l’individu, le royaume de Dieu ne vient point de manière à frapper les regards; il est au dedans de chacun, puisqu’il n’est que la soumission intérieure à la loi, la pureté du cœur, la droiture de la volonté, d’où naissent, par la fidélité aux devoirs, toutes ces saintes et obscures vertus que personne ne remarque, et sans lesquelles pourtant le monde, livré au mal seul, périrait. Mais, à l’égard de la société, l’établissement du royaume de Dieu, la venue du Fils de l’homme, ne s’opère qu'au milieu de commotions violentes ; elles ébranlent, elles renversent tout, à l’heure où les hommes s’y attendent le moins. La veille ils achctoicnt et vendoient, ils plantoient et ils bdtissoient, et voilà que soudain la terre tremble, le ciel est tout en feu, les chemins se couvrent de gens qui fuient; partout l’inondation, partout la destruction, comme aux jours de Lot et de Xoé. Jésus annonce ces choses à ses disciples, pour qu’ils ne soient pas surpris quand elles arriveront. Et que leur recommande-t-il? De sortir au plus vite, de sortir sans rien emporter de la maison qui croule, du champ qui va être dévasté. Ce champ, cette maison, c’est la vieille société condamnée à mourir, ce qui n’a plus en soi le souffle qui anime, ce qui doit disparaître à jamais. N’en emportez rien; que feriez-vous de ces
rosies du passé? Quel ou scroit l’usage dans l’ordre nouveau près de naître? à quoi seroient-ils bons? Est-ce dans les tombes que la vie germe? est-ce de lambeaux de cadavres que les jeunes èlres sont formés? Entrez, sans regarder en arrière, dans le monde des vivants, et laissez les morts ensevelir leurs morts.