‹ Les évangilesChapitre 182 sur 268 · Ils répondirent : Parce que le Seigneur en a besoin · texte numérisé non relu

Ils répondirent : Parce que le Seigneur en a besoin

35. Et ils le conduisirent à Jésus. Et jetant leurs vêtements sur l’ftnon, ils le firent monter dessus.

30. Partout où il passoit, ils étendoient leurs vêtements sur le chemin.

37. Et lorsqu’il approcha de la descente du mont des Oliviers, les disciples en foule et pleins de joie commencèrent à louer Dieu à haute voix de toutes les merveilles qu’ils avoient vues,

38. Disant : Béni soit le roi qui vient au nom du Seigneur; paix dans le ciel et gloire sur les hauteurs.

39. Et quelques Pharisiens, qui ctoicnt parmi le peuple, lui dirent : Maître, faites taire vos disciples.

40. Il leur répondit : Si ceux-ci se tuisent, les pierres crieront*.

41. Et comme il approchoit, voyant la ville, il pleura sur elle, disant :

42. Si, toi aussi, au moins en ce jour qui t’est encore donné, lu connoissois ce qui feroit ta paix ! mais maintenant ces choses sont cachées à tes yeux.

43. Des jours viendront sur toi, où tes ennemis l’environneront de tranchées, et t’enfermeront et te serreront de toutes parts,

44. Et te jetteront à terre, et tes enfants qui sont au milieu de

* Ou n’étouflo point la vérité. Loi Pharisiens qu'elle blesse, ont beau vouloir imposer silence à mu qui la prori amont, il* ont henu dire : fnitrs-lrx taire , elle éclate , quoi qu'on fa«>r, et m rctu-ri rp taiaoient, 1rs pierres mrinea crleroient. K.lle sort de» cntraillei de la terre, roui me la voix de celui par qui tout est, par qui tout vil et fie développe.

toi, et ils no laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as point connu le temps où tu as été visitée *.

45. Et étant entré dans le temple, il commença à chasser ceux qui y vendoient et y achetoient,

46. Leur disant : Il est écrit : Ma maison est une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.

47. Et il enseignoit tous les jours dans le temple. Cependant les Princes des prêtres, et les Scribes, et les premiers d’entre le peuple, cherchoient à le perdre,

48. Et ils ne trouvoient pas ce qu’ils pourroient lui faire : car tout le peuple étoit ravi en l’écoutant.

On doit sc garder de penser que le salut individuel soit le but unique, le but principal des préceptes de Jésus, du christianisme tel qu’il l’a fondé. C’est le genre humain qu’il a voulu sauver, et le salut de chacun n’est qu’un moyen, un élément du salut de tous : autrement il auroit repoussé les hommes dans l’égoïsme où vit quiconque, faisant de soi son affaire souveraine, ne s’occupe non plus que de soi. Au contraire, les devoirs qu’il impose ont tous les autres pour terme : il ordonne qu’on s’oublie pour eux, qu’on travaille pour eux, se donnant comme lui-méme s’est donné, et, selon sa doctrine, c’est ainsi qu’on travaille avec fruit pour soi. Malheur à qui s’endort dans la solitude et la quiétude ! Malheur à l’ouvrier paresseux et lâche qui se repose avant l'heure, qui se retire à l’écart et s’assied à l’ombre, pendant que scs frères fatiguent sous le soleil ! Le repos n’est pas de la terre, et le repos absolu n’est pas même du ciel, car le repos absolu c’est le néant. Partout il y aura des devoirs à remplir et des fonctions à exercer, fonctions seulement de plus en plus hautes, de plus en plus faciles, à mesure que

1 II y a pour chaque peuple un temps où il est visité, et s’il lie commit point ce temps, s’il ne veut pus le reconnoîlre, il est puni de son endurcissement pur une suite de calamités. Or, le (rmpx de lavintntion est aujourd’hui venu , non pour un peuple seulement , mais pour tous les peuples. Que Jérusalem leur soit en exemple.

tout on nous so perfectionnera. L’homme est né pour agir, pour creuser son sillon, pour faire valoir la mine qu’il a reçue du Maître, et dont le Maître lui demandera compte lorsqu’il reviendra. Entendez-lc bien, Jésus ne dit pas : Celui-là sera rejeté de la maison du Maître, retranché de sa famille, qui aura dissipé la mine (pii lui étoit confiée : non; mais, celui qui l’aura gardée avec un soin fidèlement stérile, et n’aura rien à rendre de plus. Agissez donc, travaillez donc ; que chacun, sans se lasser jamais, accomplisse l’œuvre qu’il doit accomplir. Elles sont toutes égales quant à leur prix et quant à leur fin. Le Roi, l’Apôtre, l’Envoyé de Dieu pour établir son règne sur la terre, étoit le Fils du charpentier.

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