‹ Les évangilesChapitre 208 sur 268 · la is lui parloit du temple de son corps · texte numérisé non relu

la is lui parloit du temple de son corps

22. Lors donc qu’il fut ressuscité d’entre les morts, ses disciples se ressouvinrent qu’il avoit dit cela, et ils crurent à l'Ecriture et à la parole qu'avoit dite Jésus.

23. Lorsque Jésus étoit à Jérusalem pendant la Pâque, nu jour de la fête, beaucoup crurent en son nom, voyant les signes qu’il faisoit.

24. Mais Jésus ne se fioit point à eux 1 , parce qu’il les rnnnoissoit tous,

25. Et qu’il n’avoit pas besoin que personne lui rendît témoignage d’aucun homme; car il savoit lui-même ce qu’il y avoit dans l’homme.

A toute puissance on demande ses titres, et c’est ce sur quoi les Juifs interrogent Jésus : ils le somment de prouver son autorité, sa mission. Que leur répond-il? Détruisez ce temple, et je le relèverai en trois jours. Sur quoi saint Jean remarque qu’/7 parloit du temple de son corps. De quelque manière qu’on entende la parole de Jésus, toujours est-il qu’il s’allègue lui-même en preuve de lui-même, et ne s’au-

1 )l lient cependant d’être dit qu'ils croyoient en son nom ; mais ils croyoient à cause des signes, et u’avoient pas la foi du cœur. Celle-ci se reconnaît par les (eu ires.

toriseque do soi. Il osl clair aussi qu’entro lui cl lo temple il établit une relation qui spécifie cette preuve et en fait la force. Or, en effet, Jésus étoit le temple nouveau qui devoit remplacer l’ancien temple ; etee lemplenouveau, les Juifs, en tuant Jésus, croiraient le détruire à jamais. Mais, trois jours après, Jésus le relèverait; trois jours après, du pied de la croix partiraient ceux qui, propageant la doctrine du Maître, introduiraient les peuples dans le temple bâti par lui. Quel signe plus décisif, plus éclatant que celui-là? Qui aujourd’hui en demanderait un autre? Qui interrogerait le Christ sur l’origine de son pouvoir? Qui mettrait en doute sa mission? Or, c’est ainsi, et non autrement, que se justifie toute mission divine. Préparée peu à peu, elle se produit à l’heure où les besoins des peuples l’ont rendue nécessaire, où chacun appelle de ses vagues désirs quelque chose qui manque, où la société entière, dans l’attente, sent tressaillir en soi comme un fruit mystérieux. Que ce soit là son état présent, qui le nierait? Elle est encore au temps du Christ, au temps de cet avènement futur qu’il annonçoil à ses disciples, et que précéderaient des mouvements extraordinaires , des bouleversements de toute sorte. Il y a encore, il y a partout des puissances ennemies qui, dans leur frayeur de l’avenir qu’il a promis au monde, se concertent pour détruire son temple, mais il le relèvera en trois jours, et du leur il ne restera pas pierre sur pierre.

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