‹ Les évangilesChapitre 253 sur 268 · Qui me hait, hait aussi mou Père · texte numérisé non relu

Qui me hait, hait aussi mou Père

24. Si je n’avois point fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auroient point de péché; mais maintenant ils ont vu, et ils ont haï et moi et mon Père.

25. Afin que la parole qui est écrite dans la Loi, soit accomplie : Ils m’ont haï gratuitement 2 .

26. Mais lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage de moi 5 :

27. Et vous rendrez aussi témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.

1 II le répète inns cesse. G’étoit toute sa doctrine, toate sa loi.

3 Jésus disoit : Jugez de l'arbre par ses fruits ; un mauvais arbre ne peut porter de bons fruits, ni un bon arbre de mauvais fruits. Or, les Juifs avoient vu ses œuvres de miséricorde, et le bien qu’il faisoit n’étoit pour eu* qu’un plus fort motif de le haïr. Leur péché éloit sans excuse. Que de fois depuis il s'est reproduit! c'est le perpétuel péché du monde.

^ I.’Ksprit consolateur, l’Ksprit qui peu à peu éclaire les hommes et les guérit, rend de Jésus un témoignage chaque jour plus éclutant, car chaque jour il inspire nu* peuples un plus ardent désir de réaliser sa loi , d’ordonner suivant elle la société plongée encore dans les ténèbres et l'ombre de la mort.

Lo monde, c’est la société telle qu’elle cxistoit au temps de Jésus, et quelle existe encore quant au fond, car dixhuit siècles de christianisme n’en ont pas changé le principe, et en ont seulement atténué les effets. Sous des conditions qui varient, elle repose toujours, elle repose partout sur la force et sur l’égoïsme. On commande parce qu’on est le plus fort; on opprime, on pressure, parce qu’on commande pour soi. Voilà le monde, et entre le monde et Jésus, il y a guerre; car ce que veut Jésus est directement opposé à ce que veut le monde. Jésus veut que les hommes soient libres, qu’égaux devant leur commun Père, ils le soient encore à l’égard l’un de l’autre, que l’amour fraternel fasse d’eux connue une seule famille. Le monde veut le contraire, l’asservissement de presque tous à quelques-uns; il veut, non pas des frères, mais des petits et des grands, des petits privés de tout droit, des grands à qui ils appartiennent, et qui disposent d’eux à leur gré. Jésus veut que le pouvoir soit un service, le monde veut qu’il soit une domination. Jésus donc réprouve, condamne le monde, et le monde hait Jésus, et sa haine pour Jésus s’étendant aux siens, ils seront constamment en butte aux persécutions du monde. Si le monde les souffroit, si entre eux et lui il existoit un liep, et bien plus encore une alliance quelconque, ils ne seroient pas les disciples de Jésus, mais des apostats de sa doctrine, des complices de celui qui le trahit par un baiser. Vous donc qui voulez ce que vouloit Jésus, qu’il a choisis d’au milieu du monde pour continuer son œuvre, sachez ce qui vous attend dans le monde; mais sachez aussi que le monde ne prévaudra point jusqu’au bout, qu’il sera vaincu, qu’il l’est déjà, puisque la vérité qui le doit vaincre commence à briller à tous les yeux, à remuer toutes les consciences, et qu’en vain s’cfîorce-t-il de la tuer comme il tua Jésus. Les temps approchent, un sourd murmure annonce la délivrance, on entend de tous cotés comme le craquement de fers qui se brisent, les puissants troublés se sentent défaillir, les foibles relèvent la tète, un dernier

SELOX SAINT JEAN.

combat va sc livrer. Que chacun demeure ferme dans ce combat, qui décidera si l'humanité doit être affranchie par le Christ, suivant sa promesse, ou éternellement asservie aux lils de celui qui fut homicide dès le commencement.

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