‹ Les évangilesChapitre 257 sur 268 · Jésus leur répondit : Croyez-vous maintenant · texte numérisé non relu

Jésus leur répondit : Croyez-vous maintenant

32. L’heure vient, et déjà elle est venue, où vous serez dispersés, chacun de son cdté, et me laisserez seul : et je ne suis pas seul, parce que le Père est avec moi 1 2 .

33. Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous serez oppressés dans le monde; mais ayez confiance, j’ai vaincu le monde.

1 Ot(e parole de Jésns est remarquable. Jusque-là ce qu’il a dit du Père , il l’a dit eu paraboles , en termes enveloppés et mystérieux ; mais vient l'heure où il eu parlera ouvertement ; et cette heure est celle de sa mort, l’heure où va cesser sou enseignement direct el personuel. Qui parlera donc? L'Esprit qui enseigne toute vérité, l'Esprit qui est la voix perpétuelle de Dieu dans l'humanité progressive.

2 Fùt-il abandonné, repoussé de tous, celui qui annonce la lérilé et proclame la Loi n'est jamais seul : Dieu est avec lui.

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l nus pleurerez et vous gémirez. Qui? Ceux que Jésus appelle à lui, la multitude immense des petits, des pauvres, des faibles, des opprimés. Et le monde, se réjouira : les grands, les puissants se réjouiront, parce qu’ils seront d’abord vainqueurs, parce qu’à force d’artifices et de violences, ils croiront avoir affermi leur domination à jamais, à jamais détruit dans le cœur des peuples courbés sous leur joug toute espérance de liberté et d’égalité fraternelle. Ceux-ci donc seront dans la tristesse, mais leur tristesse se changera en joie; car le temps de la tristesse, c’est le temps du combat, le temps du travail; et cette tristesse ressemble à celle de la femme dont l’heure est venue. Plus est proche le moment où elle enfantera, plus ses souffrances sont vives; mais lorsqu’elle a enfanté un fils, elle ne se souvient plus de la souffrance à cause de la joie, parce qu’un homme est né dans le monde. Disciples de Jésus, ce qui naîtra par vous dans le monde, ce n’est pas un homme, mais l’Homme même, l’humanité enfermée encore dans ses premières enveloppes, aspirant à les rompre pour entrer en une vie plus haute, plus pleine, plus rapprochée de la vie de Dieu même, et tressaillant comme le fruit de la femme , jusqu’à ce que l’heure de l’enfantement soit venue. Et cette heure vient, et de vous il dépend qu’elle vienne plus vite, car ceux qui la retardent, qui voudroient retenir, étouffer dans le sein maternel l’homme prêt à naître, ne sont forts que de votre faiblesse, de votre peu de foi et de votre peu d’amour. Croyez, aimez, unissez-vous, n’ayez, vous oubliant vous-mêmes, qu’une pensée , celle de l’œuvre que vous êtes chargés d’accomplir, et bientôt, à cause de la joie, vous ne vous souviendrez plus de la souffrance; et bientôt ij sera dit ; Un homme, l’homme véritable, l’homme que Dieu voit en soi, dont il contemple avec complaisance le type éternel, est né dans ce monde.

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