‹ Les évangilesChapitre 35 sur 268 · Jésus ayant achevé ces paraboles, s’en alla de ce lieu · texte numérisé non relu

Jésus ayant achevé ces paraboles, s’en alla de ce lieu

54. Et venant en son pays, il les enseignoit dans leurs synagogues : de sorte qu’étonnés, ils disoient : D’où vient à celui-ci cette sagesse et cette puissance?

55. K’ est-ce pas le fils du charpentier? sa mère ne s’appellet-elle pas Marie, et ses frères Jacques et Joseph, et Simon et Judas?

56. Et ses sœurs, ne sont-elles pas toutes parmi nous? D’où lui viennent donc toutes ces choses?

1 II ne faut rien rejeter parce qu’il est nouveau, rien parce qu'il est ancien. l a vérité est une : manifestée dès l'origine, elle se développe perpétuellement et scs développements sont ces choses cachées dont parle Jésus, et que le temps révèle.

57. Et il leur étoit un sujet de scandale. Or, Jésus leur dit : Partout le Prophète est honoré, si ce n’est dans sa patrie et dans sa maison.

58. Et il n’opéra pas là beaucoup de vertus, à cause de leur incrédulité.

Les bons et les mauvais sont mêlés en ce monde. Mais aucun n’est bon entièrement, aucun n’est mauvais entièrement, et de plus tous peuvent changer; de sorte (pic, ne sachant rien de l'état final de chacun, il y a toujours des motifs d’espérance pour l’un, et de crainte pour l’autre. C’est pourquoi le zèle aveugle qui se hâte de juger, le zèle âpre et dur qui veut ici-bas séparer l’ivraie du froment, n’est pas le zèle selon Dieu, mais un zèle meurtrier et comme une sorte de fratricide. Laissez venir le temps de la moisson, et alors se fera la séparation sur l’aire, et alors chacun recueillera selon qu’il aura semé. Car le mal porte en soi, ainsi que le bien, sa rétribution; le désordre engendre la souffrance, et c’est ce que l'Evangile appelle la fournaise de feu. A l’heure où se dissout le corps, où sur la terre tout finit pour l’homme, les enfants du père de famille, reçus dans sa maison, y jouissent des biens promis, poursuivant la carrière sans terme où ils doivent avancer toujours. Aux infirmes , aux malades est ouvert comme un grand hospice où se guérissent leurs plaies, où se réparent leurs forces, où leur àme affaissée se renouvelle par le feu purificateur, afin qu’après la rude expérience du mal et des suites du mal, ils reprennent leur bâton de voyage et s’acheminent avec plus d’ardeur sur la route éternelle qui conduit à Dieu.

SELON SAIXT MATTHIEl.

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