‹ Les évangilesChapitre 4 sur 268 · Faites donc de dignes fruits de pénitence · texte numérisé non relu

Faites donc de dignes fruits de pénitence

9. Et ne soyez pas comme sr vous disiez en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père; car je vous dis que de ces pierres mêmes Dieu peut susciter des enfants d’ Abraham.

10. Déjà la cognée est à la racine des arbres. Tout arbre donc qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.

11. Moi je vous baptise dans l’eau pour la pénitence : celui qui doit venir après moi, est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter sa chaussure : lui vous baptisera dans l’Esprit saint et le feu.

12. Il a son van dans sa main, et il purifiera son aire, et il rassemblera le froment dans son grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

13. Alors Jésus vint de la (ialilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.

1 iYetl par ce mot que s'ouvre la prédication du salut. Pour entrer dans les voies de la vie, il faut d'abord quitter celles qui al>outisfccnt à la mort.

14. Et Jean s’y refusoit, disant : Je dois être baptisé par vous, et vous venez à moi !

15. Jésus lui répondit : Laissé, maintenant, car c’est ainsi que nous devons accomplir toute justice. Alors Jeaji ne résista plus.

16. Jésus ayant été baptisé, sortit aussitôt du fleuve : et voilà que les cieux lui furent ouverts, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

17. Et une voix du ciel dit : Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui je me suis complu.

Lorsqu’un grand changement doit s’accomplir dans le monde, toujours il y a des voix qui l’annoncent, des précurseurs qui disent : Préparez-vous, les temps approchent. Et le signe qu’ils parlent au nom de celui qui tient en sa main l’avenir, c’est leur mépris des choses présentes, de tout ce que convoitent les sens, de tout ce que poursuit ardemment la foule corrompue. Que faut-il à ces hommes de foi? Un vêtement de poil de chameau, une ceinture de cuir, un peu de miel sauvage. Le reste, ils le dédaignent; le reste, ils l'abandonnent à ceux qui cherchent dans cette vie et dans les jouissances de cette vie le but de la vie même, à ceux qui disent au corps : Sois bien, c’est tout; rien que toi, et rien après toi. Ils ont au dedans d’eux-mêmcsle souffle de Dieu, sa parole, et cette parole est comme un feu qui consume le vieux monde usé, la paille sèche. Ils s’en vont recueillant le bon grain, ceux qui vivent de l’Esprit ; ils les marquent au front pour qu’ils se reconnoissent ; ils les baptisent , les plongent dans les eaux de la vie nouvelle. Ainsi purifiés, ainsi fortifiés, ils marcheront, sûrs de vaincre, au combat qui doit se livrer entre eux et les enfants du siècle armés pour défendre ce qu’ils viennent renverser. Si un tombe, dix autres le remplacent. Us germent dans les sillons où la mort les a endormis. Hier, qu’étoient-ils. Quelques pauvres insensés dont se rioient les puissants, les sages. Demain, ils couvriront la terre, et, sur la

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tombe scellée des moqueurs et des oppresseurs, ils chanteront, au milieu des peuples rachetés, le cantique de la délivrance.

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