‹ Les évangilesChapitre 47 sur 268 · Mais le serviteur eh sortant, rencontra un de ses compa · texte numérisé non relu

Mais le serviteur eh sortant, rencontra un de ses compa

1 L’Eglise, c'est la société dp* disciplfe* dp Jésus. Qui réfute dp se soumettre nu jugement de la société, doit être exclu de In société, et détient, nous ch rapport, étranger a «es membres.

ï Le pouvoir de juger, de lier et de délier, de condamner et d’absoudre, est de l'essence de toute lociété ; et si la loi est juste, si elle est appliquée justement, ce que le juge lie sur la terre ést lié dans le ciel, ce qu’il délie sur la terre est délié dans le ciel, car il n’y a pas deui justices.

3 L'homme ue peut rien seul, il n’a de force que par l’association, et la force de ceux qui l'associent au nom de Jésus, au nom de la justice et de l’amour fraternel, est invincible.

* TbvtuelieiuPnt, un hominb-roi, c’est-à-dire, un bomrae riche, puissant.

SKLOX SAIXT MATTHIEU. «5

•{nous qui lui devoit cent deniers; et l'ayant saisi, il l’étouflbit, disant : Rends-moi ce que tu me dois.

29. Et se jetant à ses pieds, son compagnon le prioit, disant; Prenez patience, et je vous rendrai tout.

30. Mais lui ne voulut pas ; et il s’en alla , et le fit mettre en prison jusqu’à ce qu’il payât sa dette.

31. Ce que voyant les autres serviteurs, ils en conçurent une grande tristesse; et ils vinrent raconter à leur maître tout ce qui s’étoit fait.

32. Alors le maître de ce serviteur l’appela et lui dit : Serviteur méchant, je fai remis toute ta dette, parce que tu m’as prié.

33. Comme j’ai eu pitié de toi, ne devois-tu pas avoir pitié de ton compagnon?

34. Et son maître irrité le livra aux exécuteurs, jusqu’à ce qu’il payât toute sa dette.

35. Ainsi vous fera mon Père céleste , si chacun de vous ne remet de cœur à son frère ce que son frère lui doit.

Pardonnez, pour qu’on vous pardonne; remettez, pour qu’on vous remette; car l’heure de rendre compte viendra; et comme vous aurez traité vos frères, ainsi serez-vous traité. Une offense, un tort vous irrite, vous blesse, il est là toujours devant vous dans votre souvenir implacable : êtes-vous donc si pur que vous n’ayez aucune dette semblable envers Dieu? Qu’aurez-vous à répondre, lorsqu’il vous interrogera sur vos œuvres? Vous a-t-il été commandé d’en chercher la règle dans le mauvais trésor de votre cœur, l’orgueil, la rancune, l’insatiable cupidité, ou dans les saints devoirs d’un amour mutuel, dont le fruit est la paix et la jouissance de tous les biens, à cause du partage des biens mêmes? A la charité qui compatit, vous substituez l’intérêt sordide, l’égoïsme qui se renferme en soi et pour qui la souffrance d’autrui n’est rien près d’un peu d’argent. Quel prétexte ne vous suffit pas pour manquer de commisération, pour être sourd au cri du besoin, pour refuser d’aider votre frère, pour exiger de lui ce qu’il ne

64 ÉVAXGII.E

sa» roi t payer? — Il nie doit. — C’est vrai, il vous doit selon la loi humaine. — Doue qu’il me livre son dernier vêtement, sa dernière drachme, dût-il ensuite mourir de faim avec sa femme et ses enfants. — Ah ! vous réclamez contre lui la loi humaine, vous l’en écrasez. Soit, mais aussi demain, le juge vous courbera sous le poids de la loi divine. Croyez-vous donc que la voiv du pauvre ne monte pas jusqu’à lui? Croyez-vous donc quand vous le dépouillez, quand vous le chassez du réduit misérable que, vous riche, vous lui vendiez au prix de ses sueurs, quand vous le jetez nu sur la voie publique, exposé au vent, à la pluie, au froid qui torture et qui tue, croyez-vous donc que tout soit fini, que ce mot, C’est mou droit, satisfasse à l’éternelle justice? Un jour qui n’est pas loin, vous viendrez, nu aussi, demander d’être admis dans la demeure du maître, demander qu’il vous remette ce que vous lui devez, et le maître dira : Point de pitié pour celui qui n’a point eu de pitié. Qu’on le livre aux exécuteurs jusqu'à ce qu’il ait pajé toute sa dette.

Page 1