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Partout où sera le corps, là les aigles s’assembleront

29. Aussitôt après ces jours de tribulation, le soleil s’ obscur-

1 Oo a cm que ces paroles indiquoieut l'introduction dans le temple de signes idolàtriques ; nui» les mots qui suivent reportent l’esprit à un sens moins matériel. L’ahominatiou de ta désolation dans le lieu saint, qa’e*t-ce sinon la profanation de la sainteté même, par la corruption de U Loi et des ministres de la Loi.

7 La plate-forme qni termine les maisons dans l'Orient.

cira, la lune ne donnera plus sa lumière, et les étoiles tomberont du ciel, et les vertus des cieux seront ébranlées.

30. Alors apparoitra le signe du Fils de l'homme dans le ciel; alors pleureront toutes les tribus de la terre , et elles verront le Fils de l'homme venant dans les nuées du ciel , avec une grande puissance et une grande majesté.

31. Et il enverra ses anges, et, avec la trompette et sa voix éclatante , ils rassembleront ses élus des quatre vents de la terre , du sommet des cieux jusqu’à leurs dernières profondeurs *.

32. Comprenez ceci par une parabole du figuier : Quand ses rameaux sont encore tendres et ses feuilles naissantes, vous savez que l’été est proche.

33. Ainsi, lorsque vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, qu’il est à la porte.

34. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout ceci n’arrive.

35. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

36. De ce jour et de cette heure, nul ne sait rien, pas même les anges du ciel, mais le Père seul.

37. Mais, comme aux jours de Noé, ainsi sera l’avénement du Fils de l’homme.

38. Car, comme aux jours d’avant le déluge , ils mangeoient et buvoient, se marioient et marioient les leurs, jusqu'au jour où Noé entra dans l’arche,

39. Et ne connurent point la venue du déluge, jusqu’à ce qu’il vint et les emporta tous : ainsi sera l’avénement du Fils de l’homme.

40. Alors, de deux qui seront dans un champ, l’un sera pris, et l’autre laissé.

41. De deux femmes qui moudront ensemble, l’une sera prise et l’autre laissée.

42. Veillez donc , parce que vous ne savez à quelle heure le Seigneur viendra.

43. Mais sachez ceci, que, si le père de famille savoit à quelle

1 De* révolution*, de* désa*trei, de* calamité* de toute norte, résultat passager de la guerre des bon* et de* méchant* ; puis le triomphe de l'ordre, l'unité finale sous la Loi sainte d'égalité, de liberté, de fraternité, ce que Jésus appelle sou royaume et le royaume de Dieu, lesquels oe sont qu’uu seul et même royaume.

heure le voleur viendra, certainement il veilleroit, et ne laisserait pas percer sa maison.

44. Vous aussi, tenez-vous donc prêts ; car vous ignorez l’heure à laquelle le Fils de l’homme viendra.

45. Qui est le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi sur tous ses serviteurs , pour leur distribuer dans le temps leur nourriture ?

46. Heureux le serviteur que , lorsqu'il viendra , son maître trouvera faisant ainsi.

45. Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens.

48. Mais si ee serviteur, mauvais au contraire, dit en son cœur : Mon maître n’est pas prêt de venir :

49. Et se met à battre ses compagnons , à manger et à boire avec des hommes d'ivresse :

50. Le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne l’attend pas, et à l’heure qu’il ignore :

51. Et il le séparera, et le rangera parmi les hypocrites. Là seront les pleurs et le grincement de dents.

Jésus prévoyoit la lin prochaine de la société juive, ruinée dans ses bases morales, et qui, dans ses rapports avec les destinées générales de l’humanité, avoit accompli sa mission. Il annonce à ses disciples la chute du temple, signe matériel de l’institution mosaïque, qui devoil être abolie pour faire place à une institution plus parfaite et plus large. A cette annonce qui bientôt alloit être vérifiée, il mêle celle d’événements semblables, qu’à des époques plus reculées amèneroient les mêmes causes, et qu’il présente sous de vives images empruntées aux croyances alors répandues sur la future destruction du monde. Nous assistons à l’une de ces époques prédites. D’un bout de la terre à l’autre, rien qui ne soit ébranlé, rien dans les institutions, de quelque ordre quelles soient, dans les choses du passé, dans les systèmes divers sur lesquels se fondoit l'état social des peuples, que chacun ne sente devoir s’écrouler prochainement, et il est vrai

encore que de ce temple il ne sera pas laissé pierre sur pierre. Mais, comme la ruine de Jérusalem et de son temple d’où s’étoit retiré le Dieu vivant, annonça, prépara l’érection d’un temple nouveau et d’une cité nouvelle, où, de toute tribu et de toute nation, afflueroient les hommes de bonne volonté; ainsi des ruines des temples et des cités présentes, sortira un temple, une cité, destinés à devenir le temple universel et la commune patrie du genre humain, divisé jusqu’ici par des doctrines contraires, qui rendent les frères étrangers aux frères, et trop souvent produisent entre eux des haines impies et des guerres détestables. Lorsqu’arrivera ce moment, connu de Dieu seul, de l’union des peuples dans un même temple et une même cité, ce sera vraiment l’avénement du Christ, l’accomplissement final de sa divine mission. Car, qu’est-il venu enseigner aux hommes, si ce n’est à s’unir sous la loi de l’amour? Que l’enfantement de cette société sainte soit douloureux, qu’importe? Ne vous effrayez ni des combats ni des bruits de combats, lutte dernière du mal contre le bien qui va naître : loin de là, votre devoir est de combattre vousmême. N’êtes-vous pas soldat dans l’armée de Dieu? Mais, en ces temps de vertige et d’orgueil insensé, gardez-vous des faux Christs et des faux Prophètes. Le Christ n’est point au désert, il n’est point dans les lieux secrets, dans aucune assemblée de ceux qui, s’isolant, excluant les autres du salut réservé, croient-ils, à eux seuls, par cela même nient le Christ qui a renversé tous les murs de séparation, et promis la paix, les joies éternelles, à quiconque, aimant Dieu pardessus toute chose et le prochain comme soi-même, inrarneroit dans ses œuvres ce double amour qui est la vie même. Où il est, là est le Christ. Gardez-vous, quoi qu’on vous puisse dire, de le chercher ailleurs : vous ne trouveriez qu’une ombre menteuse.

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