Eux aussitôt, laissant leurs filets, le suivirent
21. Et de là s’avançant, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, dans une barque avec leur père Zébédée, réparant leurs filets, et il les appela.
22. Eux aussitôt, laissant leurs filets et leur père, le suivirent *.
23. Et Jésus parcouroit toute la (ialilée , enseignant dans les synagogues, et prêchant l’Evangile du royaume (de Dieu), et guérissant toute langueur et toute infirmité parmi le peuple.
24. Et sa renommée s’étendit dans toute la Syrie, et ils lui présentoicnt tous les malades , tous ceux qui étoient atteints de maux et de souffrances diverses, et ceux que le démon tourmentoit, et les lunatiques, et les paralytiques; et il les guérissoit.
25. Et une grande multitude le suivit de la Galilée et de la Décapole, et de Jérusalem, et de la Judée, et d’au delà du Jourdain.
1 Quand la vérité appelle , puiut d'hésitation : il faut tout laisser et la suivre ; car la vérité c'est Dieu même, et qui peut sans crime préférer quoi que ce soit à Dieu?
L’homme est tenté de trois manières : par les grossiers appétits du corps, par l’orgueil présomptueux, par la cupidité ambitieuse et avide. De là les maux qui pèsent d’âge en âge sur la race humaine. Otez la convoitise, l’orgueil et la cupidité, un ordre parfait régneroit sur la terre. Or, quel mojen de guérir ces maladies terribles qui ont leur germe dans notre nature même? Nul autre que le travail de chacun sur soi. Les lois n’y peuvent rien, car les lois, le plus souvent, quel est leur but, sinon l’intérêt de ceux qui les font? Ils usent à leur profit du pouvoir d’ordonner, et l’on ne voit que cela dans le monde. Les lois d’ailleurs, les lois bonnes et suintes, où est leur force? Dans la conscience de ceux quelles doivent régir, et là seulement. Vous donc qui aspirez à un état meilleur, vous qui souffrez de la cupidité, de l’orgueil et des convoitises de ceux qui vous oppressent, qui vous foulent comme la grappe sous le pressoir, détruisez premièrement en vous ces trois profondes racines du mal. Tant quelles seront vivantes dans vos cœurs, comment espérer qu’elles meurent dans le cœur des autres? Et si elles vivent dans le cœur de tous, ne produiront-elles pas éternellement les mêmes fruits amers, les mêmes semences empoisonnées, la tyrannie et la servitude, l’égoïsme, la dureté, toutes les sortes de misères et tous les genres de corruption? Aucune réforme possible, si chacun de vous ne la commence en soi. Quand plusieurs l’auront accomplie, au degré où le permet l’infirmité humaine, ils formeront en se rapprochant comme le centre d’une vraie saciété, autour duquel d’autres viendront successivement se grouper. Et quand leur nombre, s’accroissant toujours, surpassera celui des hommes de convoitise et d’orgueil et de cupidité, ils auront la puissance, et alors sera venu le temps d’ordonner le monde selon les éternelles lois de Dieu.