‹ Les évangilesChapitre 94 sur 268 · En arrivant à la maison du chef de synagogue , il vit · texte numérisé non relu

En arrivant à la maison du chef de synagogue , il vit

1 Dans les maladies de l'âme aussi, et principalement dans celles-là, il faut, pour guérir, croire d’abord qu'on peut être guéri ; qu'il n'est point de mal si invétéré, qui ne cède à une volonté f orte, lorsqu'on cherche son appui, non en soi, mais en Dieu ; et c'est dans tons les sens que la foi sauve.

beaucoup de tumulte, des gens qui pleuroient et poussoient de grands cris.

35). Et, étant entré, il leur dit : Pourquoi vous troubler et pleurer? La jeune fille n’est point morte, mais elle dort.

40. Et ils se rioient de lui. .Mais lui, les ayant tous renvoyés, prit le père et la mère de la jeune fille , et ceux qui étoient avec lui, et entra dans le lieu où la jeune fille étoit couchée.

41. Et, prenant la main de la jeune fille, il lui dit : Talitlia , cnmi ; ce qui signifie : Jeune fille (je télécommandé), lève-toi.

42. Et aussitôt, la jeune fille se leva et marcha ; or, elle étoit âgée de douze ans; et tous furent frappés d’une grande stupeur.

43. Et il leur défendit fortement que personne ne sut ce qui s’étoit fait; et il ordonna de lui donner à manger.

Les hommes livrés à leurs convoitises offrent le spectacle effrayant d’une véritable aliénation. Ils ne se possèdent pas eux-mêmes, ils sont possédés par l’esprit du mal, l’esprit immonde, qui peu à peu leur <’>te tout usage de leur liberté. Rien ne peut plus les contenir, ils brisent toutes les chaînes que leur imposent les lois humaines, la conscience humaine, et disent à Dieu même : Qu’y a-t-il entre toi et moi? Et il est bien vrai qu’entre ces créatures dégradées, descendues au-dessous des bêles, parce qu’elles sont descendues au-dessous de leur nature, on ne sauroit découvrir par quel lien elles pourroient être unies encore à l’auteur de l’ordre , à l’auteur de la vie et des lois de la vie. Aussi leur demeure n’esl-elle plus la demeure des vivants; elles habitent les sépulcres, plus mortes dans leur âme, plus pourries que les cadavres qu’ils renferment; toujours inquiètes, toujours en un fiévreux mouvement, parce que toujours la faim les tourmente, elles errent en poussant de grands cris, les cris d’une indicible angoisse , appelant sans cesse une nouvelle proie, qui ne les rassasie jamais. Etrange misère ! Et cependant, loin d’en vouloir sortir, d’essayer de remonter, elles

aspirent à descendre encore; elles envient les pourceaux, elles disent : Plutôt que de quitter cette région, cnvojeznous en eux. La justice sévère, la miséricorde vaincue leur dit : Allez. Le reste se passe au fond de l’abîme, et n’a pas de nom dans la langue des hommes.

Page 1