‹ Les évangilesChapitre 144 sur 228 · Il est semblable au levain qu’une femme prend, et mêle · texte numérisé non relu

Il est semblable au levain qu’une femme prend, et mêle

(ce) Pour donner à tout ceci un sens raisonnable, il faut se rappeler que la pratique de la médecine, chez les Juifs, était en partie déléguée aux prêtres; que c'était une œuvre de religion, qui a passé dans le christianisme sous le nom de sacrement de l’extrême-onction; que Jésus, devenu mission- : naire et prophète, devait s'occuper des guérisons des malades, et qu’il y vaquait, ainsi que ses disciples. Il est parfaitement inutile que nous sachions quelle était sa médication : si allopathe, ou homæopathe, ou hydrothérapique, ou expectante, ou magnétique. Il y avait de tout cela un peu. Pourquoi Jésus n’aurait-il pas guéri des malades, comme tant d’autres ?... Qui est-ce qui n'en guérit pas? Otez l'hyperbole, et vous êtes dans la vérité historique. Le reproche des pharisiens se comprend mieux à l’aide de ces explications : ils ne veulent pas qu'on médicamente le jour du sabbat. Pas bon prendre médecine, disent-ils.

dans trois mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte soit levée (d).

22. Et il allait par les villes et les villages, enseignant, et s’avançant vers Jérusalem.

23. Quelqu'un lui ayant fait cette demande : Seigneur, y en aura-t-il peu de sauvés? Il leur répondit :

24. Faites effort pour entrer par la porte étroite; car je vous assure que plusieurs chercheront les moyens d’y entrer, et ne le pourront pas (e). à

25. Et quand le père de famille sera entré et aura fermé la porte, et que vous, étant dehors, vous commencerez à heurter, en disant : Seigneur, ouvrez-nous; il vous répondra : Je ne sais d’où vous êtes.

26. Alors vous direz : Nous avons mangé et bu en votre présence, et vous avez enseigné dans nos places publiques.

27. Et il vous répondra : Je ne sais d’où vous êtes ; retirez-vous de moi, vous tous qui commettez l’iniquité.

28. Ce sera alors qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez qu'Abraham, Isaac, Jacob, et tous les prophètes, seront dans le royaume de Dieu, et que, vous autres, vous serez repoussés dehors.

29. IL en viendra d’orient et d’occident, du septentrion et du midi, qui seront à table dans le royaume de Dieu.

30. Et ceux qui sont les derniers seront les premiérs ; et ceux qui sont les premiers seront :es derniers (f). :

31. Le même jour quelques-uns des pharisiens vinrent lui dire : Âllez-vous-en, sortez de ce lieu, car Hérode veut vous faire mourir.

(d) Vers. 18-21,— Ces paroles sont d’un homme qui apercoit très-bien le mouvement révolutionnaire, qui en comprend les conditions et la portée, qui sait que, lui mort, ses disciples morts, la révolution ne s’arrêtera pas.

(e) Sur le petit nombre de sauvés, cf. Matthieu, vn, 13. Le sens de Jésus est clair ; la théologie du salut l’a dénaturé. Il constate un fait toujours vrai: c’est que le chemin de la corruption est le plus suivi, qu’il est large et commode ; tandis que la voie de la justice, qui commande aux passions, est difficile.

(f) Vers. 29-30, — Allusion à la mission des Gentils.

32. IL leur répondit : Allez dire à ce renard (g): J'ai encore à chasser les démons, et à rendre la santé aux malades aujourd’hui et demain, et le troisième jour (k) je serai consommé par ma mort.

33. Cependant il faut que je continue à marcher aujourd’hui et demain, et le jour d’après; car il ne faut pas qu'un prophète souffre la mort ailleurs que dans Jérusalem.

34. Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes, et qui lapides ceux qui sont envoyés vers toi, combien de fois aï-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses petits sous . ses ailes, et tu ne l’as pas voulu (4)!

35. Le temps s'approche où voire maison demeurera déserte. Or, je vous dis; en vérité, que vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

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