Car le Fils de l’homme est maître du sabbat même
mique, L'opposition au judaïsme y éclate à chaque pas; c’est cette opposition, peu naturelle chez un Juif, qui explique comment le christianisme a pu se réclamer lui-même de Moïse et des prophètes. Seulement la messianité de Jésus en devient plus absurde.
(b) Appel à l’autorité des prophètes, de tout temps peu scrupuleux en matière de cérémonies. Jésus, du reste, ne dogmatise point ; il se conforme aux croyances de son temps, autant qu’il peut, il admet Moïse, les prophètes, Jéhovah, les anges, la résurrection, etc., tout en inclinant sans cesse à expliquer rationnellement ce qui est susceptible de l'être. Il tergiverse sur l’idée messiaque, et conséquemment sur le personnage qu'il se donne à lui-même, pour deux raisons : la première qu’il n’y avait ni sécurité ni possibilité de combattre trop directement l'opinion messiaque ; la deuxième que, sentant lui-même l’équivoque qui allait se produire sur son compte, et ne pouvant néanmoins échapper à cette affirmation : — Oui, je suis le Christ ; car quiconque prêche la réforme est Christ, — il sortait d'embarras du mieux qu'il pouvait, à force de prudence, de réserve et de savantes lecons.