‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 109 sur 729 · Me. xi, 12-14, 20-23 ; Mt. xxi · texte numérisé non relu

Me. xi, 12-14, 20-23 ; Mt. xxi

lu le sabbat

Luc, xui, 10-17.

A première vue, l'on ne saisit pas le moindre rapport entre ce récit et la parabole qui le précède, ou celles qui le suivent; par son contenu, le récit semblerait appartenir au ministère galiléen. Il est possible que Luc l'ait trouvé ainsi encadré dans la source où il l'a pris, mais cette explication , d'ailleurs hypothétique, ne résout pas la difficulté. Les Pères qui ont vu dans la femme qui se dresse vigoureuse, après avoir été longtemps courbée sous le poids de son infirmité, l'image de l'Eglise primitive, opposée au figuier desséché de la synagogue, ont peut-être rencontré, sans l'avoir cherchée, la pensée qui a présidé à l'arrangement de ces morceaux1. On comprendrait ainsi pourquoi l'auteur amène, après ce récit de guérison, les paraboles du Sénevé et du Levain2, dont la présence en cet endroit n'est explicable ni par un lien historique ni par une réelle analogie de fond avec le récit. Il voyait probablement dans les oiseaux du ciel qui cherchent un abri sur les branches du sénevé, les Gentils, et dans la masse de farine que pénètre l'influence du levain, le monde entier, dans lequel l'Evangile était en voie de se répandre au temps où lui-même écrivait. La foule qui manifeste sa joie après la guérison de la femme, et qui applaudit aux miracles de Jésus, sans se soucier de la mauvaise humeur de ses adversaires, figure les humbles fidèles qui croiront au Christ et le suivront avec bonheur, tandis que les chefs du judaïsme s opposeront à eux et les persécuteront, comme ils se sont opposés à Jésus et l'ont persécuté. Ce récit de guérison sabbatique pourrait être dans le même rapport avec le récit analogue qui est commun aux trois

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