HOLTZMANN
3. Il est vrai que le v. 1 se détache du récit ; 1 b, xai aùrot Vjaav roxpa- T7)poû[A£Vot aÙTo'v, arrive trop tôt : trait pris de vi, 7 (Me. ni, 2), pour la mise en scène ; l'ensemble est déduit aussi bien du récit de guérison que des morceaux qui suivent ; c'est en vue de ceux-ci que l'on parle de repas accepté, et en vue de la guérison que l'on parle de sabbat et de pharisiens.
4. V. l.xal ifévexo èvtw IXÔeïv aùrdv ne signifie pas précisément que Jésus était déjà entré, ou qu'il entrait, quand il vit le paralytique, mais marque le rapport entre sa venue chez le pharisien et l'histoire qui va être racontée.
A. Loisy. — Les Évangiles synoptiques, II. 9
d'entre vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire aussitôt, (même) le jour du sabbat ? » 6. Et ils ne pouvaient pas répondre à cela.
Un chef des pharisiens avait invité Jésus à sa table le jour du sabbat. Ce personnage n'est pas présenté comme membre du sanhédrin, et rien n'oblige à placer la scène à Jérusalem. C'était un homme influent du parti. D'autres pharisiens, également considérés, se trouvaient chez lui. Rien ne s'opposait à ce qu'on donnât des repas le jour du sabbat, et même on le faisait volontiers, les préparatifs étant exécutés la veille. Jésus n'était pas là dans un milieu sympathique. Luc dit que les pharisiens observaient sa conversation et ses manières, comme s'ils avaient eu l'espoir d'y trouver quelque sujet de scandale. Cette indication, prise d'un récit antérieur, sert à préparer le récit de guérison.
Il y avait, en effet, chez le pharisien, un hydropique, amené, on ne sait trop comment, devant Jésus. Rien ne fait supposer que les pharisiens l'eussent introduit pour tendre au Sauveur une sorte de piège, ni qu'il fût venu de lui-même dans l'espoir d'être guéri. Le cas se présente dans les mêmes conditions que celui de l'homme à la main desséchée1, et les deux récits se développent de la même façon. Voyant le thaumaturge et ce malade en présence, les pharisiens se demandent si Jésus se permettra d'opérer une guérison le jour du sabbat 2. Et Jésus répond à cette préoccupation de leur esprit en les faisant arbitres du cas : « Est-il permis ou non de guérir le jour du sabbat ? » Les docteurs interrogés gardent le silence 3. Alors Jésus touche l'hydropique et le guérit à l'instant.
Il combat ensuite l'objection que ses adversaires n'osent exprimer. Quand leur fils ou leur bœuf tombe dans un puits le jour du sabbat, ils n'hésitent pas à le retirer : pourquoi Jésus, pouvant secourir un homme dont la vie est compromise ou affligée par la maladie, ne viendrait-ilspas à son aide le jour du sabbat? Plusieurs