D'après Mt. xxhi, 23; Le. xi
2. V. 13. jxaxpo'Osv étcojî ne marque pas la distance qui sépare le publicain d'un terme sous-entendu, sanctuaire, pharisien, personnes présentes, mais l'espèce de honte qui fait qu'il se tient à part dans le sentiment de son indignité.
3. oox ^OsXev oùôè xoùç ô^OaXjxoùç Èjtâpau La seconde négation corrobore la première et gouverne âjiàpai aussi bien que son complément. La remarque de savants commentateurs : « il n'osait pas lever seulement les yeux, à plus forte raison les mains et la tête », est trop subtile.
4. Le geste de se frapper la poitrine n'entraîne pas la confession publique.
5. V. 14. xatéprj o'jto; 8E8ixaiw|xÉvo; sïç xôv olxov aùrou juap'lxeîvov. La traduction : <f justifié à l'exclusion de celui-là », n'est pas impossible, mais elle est contraire à l'esprit du récit, qui suppose le pharisien juste à sa façon. La leçon de plusieurs mss. r\ yàp Ixcïvo; devrait se traduire en interrogation : « ou bien estce celui-là » qui a été justifié ? Le v. 15 suppose que la proposition précédente est affirmative.
obtenue par les œuvres de la Loi 1 ; on s'abstient de le confondre avec les pécheurs énumérés par lui, mais on fait entendre qu'il, n'a pas la justice qui plaît à Dieu, et qui donne accès au royaume des cieux 2. La conclusion paraît signifier que celui des deux qui a bien prié, et à qui Dieu tient compte de sa prière, n'est pas le pharisien, mais le publicain, et il ne s'agit pas, au moins directement, de péchés remis à celui-ci, imputés à celui-là 3.
La sentence : « Car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé », que Luc a déjà reproduite 4, forme une seconde conclusion qui n'est pas en rapport avec l'objet de la parabole. Le pharisien s'en retourne moins justifié que le publicain, il n'est pas abaissé ; le publicain ne s'est pas abaissé en avouant ses fautes, et il s'en va justifié, il n'est pas exalté. Comme les prières ne sont qu'un moyen de représenter les sentiments des personnes, le but de la parabole n'est pas de montrer que la prière humble d'un pécheur repentant est plus agréable à Dieu et plus efficace que celle d'un dévot satisfait de lui-même, mais que l'humilité, en toute occasion, plaît à Dieu plus que la confiance dans les propres mérites : de même qu'un bon Samaritain vaut mieux qu'un prêtre égoïste, un publicain contrit est plus près de Dieu qu'un pharisien rempli de soi; Dieu voit le coeur, et n'a pas égard à ce qui est grand devant les hommes, que ce soit dignité de rang ou réputation de piété 5.
L'évangéliste paraît avoir vu dans ce récit une leçon sur la prière, complétant celle de la parabole précédente ; mais le rédacteur qui a joint au récit primitif la réflexion finale songeait au grand avènement, et voyait dans le publicain le type des élus, dans le pharisien le type des damnés, en sorte que la même préoccupation eschatologique, qui a accentué l'application apocalyptique de la Veuve, a fourni un supplément au Pharisien, les reliant l'une et l'autre au discours apocalyptique qui les précède. Non seulement Luc, auteur