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conséquent, la trouver, dans le recueil de discours, à peu près telle qu'on la lit dans le troisième Evangile f.
Entre cette déclaration et la promesse faite aux apôtres il n'y a pas proprement de transition2. Ce sont des pensées juxtaposées, entre lesquelles n'existe pas de lien logique autre qu'une certaine analogie de sujet, parce qu'elles ont été énoncées dans des circonstances diverses. L'éloge donné à la persévérance des apôtres est visiblement destiné à introduire la promesse, et l'on peut douter qu'il appartienne au texte original de celle-ci. L'allusion aux tentations du Christ répond plutôt aux spéculations du christianisme primitif qu'à une tradition historique, et l'ensemble de la formule traduit l'idée que l'évangéliste a voulu donner des apôtres» La promesse est adressée au collège des Douze encore censé complet. L'évangéliste s'abstient néanmoins de mentionner le nombre des trônes, qui correspond dans Matthieu à celui des tribus, pour n'avoir pas l'air d'en destiner un à Judas s. Certains commentateurs ont la précaution de faire sortir le traître avant que Jésus promette des trônes à ses apôtres fidèles. Ou bien la tradition primitive ignorait l'annonce de la trahison, ou bien ces paroles ne sont point ici dans leur cadre historique ; les retouches qu'on leur a fait subir pour les adapter au contexte semblent autoris'er la dernière hypothèse, bien que la première puisse être vraie en elle-même.
Le royaume des cieux est attribué aux apôtres par une sorte de disposition solennelle 4, non une disposition testamentaire, puisqu'elle est analogue à l'acte par lequel Dieu a voulu attribuer le royaume à son Fils, mais une disposition authentique et définitive, une volonté suprême du Maître qui va les quitter. Comme Jésus en vient à parler de son royaume 5, on peut trouver que le ton du dis-