‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 225 sur 729 · J. Weiss, Lk · texte numérisé non relu

J. Weiss, Lk

sion un texte, — ce serait plutôt une source qu'une première rédaction de Marc — , où ces particularités ne se seraient pas rencontrées, bien que l'hypothèse ne soit ni impossible ni invraisemblable. 11 est à noter que, dans Marc, l'aveugle, qui tout à l'heure proclamait Jésus fils de David, se contente de l'appeler « maître » quand il arrive près lui. Cet indice pourrait faire soupçonner que le récit n'avait pas d'abord la couleur messianique qu'il a maintenant, et que peut-être même le rédacteur en a changé la place géographique et chronologique, maison ne saurait l'affirmer avec une probabilité suffisante. Dans Matthieu, les deux aveugles demandent ensemble que leurs <( yeux soient ouverts » ', ce qui pourrait attester la préoccupation de les présenter comme des aveugles de naissance, quoique l'évangéliste dise aussi pour conclure, qu'ils « recouvrèrent la vue ~ ». II. n'est pas question de la foi comme principe de la guérison. Jésus guérit les deux aveugles en les touchant, d'après ce qui est raconté dans Marc 3 pour l'aveugle de Bethsaïde. C'est à la pitié du Christ, non à la foi de l'aveugle, que le miracle est expressément rapporté.

1. V. 33. xupte, tva àvotywaiv oî ôçôaXjjioï rjawv. Cf. ix, 30. Le rapport avec II Rois, vi, 17, n'est que pour.l'expression et non pour l'idée. Cf. Jn. ix, 10, 14, 21, 26, 30, 32. Se. ajoute à la prière des aveugles : « et que nous te voyions». Lat. c. lit à la fin du v. 33 : « Quibus dixit Jésus : Creditis posse me hoc facere ? Qui responderunt ei : Ita, Domine. » Importé de ix, 28.

2. V. 94. xal tiUiat àvÉjîXe^av. Cf. Jn. ix, 12, 18; QÉ. 592.

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