‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 258 sur 729 · Cf. Mt. vu, 7-11 (Le. xi, 5-13) ; I · texte numérisé non relu

Cf. Mt. vu, 7-11 (Le. xi, 5-13) ; I

2. Ce début est garanti par Mt. xvii, 20, et Le. xvn, 6 ; il semble réclamé pour le bon équilibre de la sentence. Sur le grain de sénevé, cf. Me. iv, 31. Dans Me. 22, D (Ss. x, etc.) lit : et lyi-i. Cf. Mr. 21 (xvn, 20), tàv lyrpt.

3. Mt. xvii, 20. èpsir* toi opei tojtoj •txzzâ.fa s'vôev btst, v.cù [ASTa^TJffêTai. On a vu plus haut (p. 58) par quel artifice Matthieu applique aux disciples le manque de foi dont le père de l'épileptique souhaitait d'être excusé, et s'en sert pour amener la leçon de la foi. Noter, dans xxi,21, la combinaison un peu scolastique du figuier avec la montagne ; èàv Iyj)T£ 7utaitv est une correction de Me. 22, K/rrs TCtaitv 0£où, sous l'influence de Mt. xvn, 20, làv £-/jr]TE Tcîaitv <o; xd/.y.ov aivarceroç; apO^xt xaî pXrjÔriTi eîç xtjv OâXaasav est pris textuellement de Me. 23.

et cela arriverait. » Vu sa teneur, cette parole a été plutôt dite au bord du lac de Tibériade qu'à Jérusalem. Mais Luc a remplacé la montagne par un sycomore *, et cette substitution paraît accuser influence de Marc 2, où la parole sur la montagne transportée se rattache à une histoire de figuier desséché. Luc a pu trouver trop violente l'image de la montagne, mais ce doit être le second Evangile qui lui a suggéré l'idée de l'arbre. D'autre part l'introduction tout artificielle et abrupte qu'il a ménagée à cette leçon, la demande des apôtres : « Augmente-nous la foi » 3, accuserait une influence combinée de Marc et de Matthieu sur le troisième Evangile, cette demande faisant écho à la prière que le père de l'épileptique adresse à Jésus 4, dans Marc : « Je crois, viens en aide à mon incrédulité », tandis que le rapport de cette prière avec la leçon de la foi, s'établit surtout par Matthieu qui l'a mise à la fin du récit concernant l'épileptique. Si donc Luc a connu la sentence séparée, il parait l'avoir connue aussi dans le contexte que lui donne Matthieu après l'affaire de l'épileptique, et dans le contexte que lui donne Marc après l'affaire du figuier.

Marc lui-même l'a-t-il puisée dans la tradition orale?ilest permis d'en douter. Matthieu 5 a présenté ensemble une série de sentences sur le scandale, l'efficacité de la prière en commun, le pardon des injures. Luc G paraît avoir connu une série analogue, dont il retient ce qui concerne le scandale, le pardon des injures, la puissance de la foi. Marc doit avoir connu aussi la source commune de Matthieu

1. V. 6. et l/i^i -'.a~iv «; xo'xxov atvâjtew; (cf. Mt. xvii, 20, p. 288, n. 3), ÈXsysTsav Trj auxau-îvo) rauTT)- c/.vi^'ôGrjTi xal çuteu,6ï)ti èv tfj OaÀâcraf] (images peu naturelles et qui attestent la substitution opérée par l'évangéliste).

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