‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 280 sur 729 · xiv · texte numérisé non relu

xiv

3. (xn, 12 b). xal syvcoaav [oî àpytspêt; xal ot ypap.ua rêt;] ott rcpô; àùioù; tt]v rapa- |3oXï)v £Ï7isv, (xiv, 1 b.) xal JÇ7Jxoyy 7tw: aù-uôv èv So'Xco xpaT/jaavTs; à^oxxsîvwaiv. (2.) è'Xeyov yàp" pvr, èv Tfj éopTf), [xr] tots larat 8opu(3o; toCÎ Xaou. (1 a.) tjv Se tô Tcàa/a xal Ta a^uaa p^rà 8uo 7]p.£pa;. (3.) xal ovto; aùxou èv Br,6avi'a xta.

qu'il avait dit pour eux la parabole. Et ils cherchaient comment ils se saisiraient de lui, par ruse, pour le mettre à mort. Car ils disaient : « Pas dans la fête, pour qu'il n'y ait point de tumulte parmi le peuple. » Or la Pâque et les Azymes avaient lieu dans deux jours ; et comme il était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, etc. » Le déplacement de la parabole aura entraîné l'indication qui la suivait, parce qu'on tenait encore à signaler l'impression produite par le discours de Jésus. De légères modifications auront été introduites dans le texte ', pour dissimuler l'arrachement et le double emploi. Il fallait, en effet, répéter ou retenir la notice, pour amener le récit de la passion, et on l'a retenue, probablement dans sa forme primitive, après la donnée chronologique, qui se rapportait d'abord, beaucoup plus naturellement, au repas de Béthanie, chez Simon le lépreux. La gaucherie qui se remarque dans le début de la passion est ainsi partiellement expliquée. La transposition aura été occasionnée par l'insertion du discours apocalyptique qui remplit maintenant le chapitre xni de Marc 2. On aura pensé que cette grande description du jugement et de la parousie ferait meilleur effet que l'allégorie des Vignerons, comme couronnement du ministère hiérosolymitain,et comme pendant correctif delà passion.

L'artitice de la combinaison adoptée par le rédacteur du second Evangile est moins sensible dans les deux autres, où les transitions et les sutures ont été améliorées. Matthieu, qui a logé les Deux fils avant les Vignerons, attribue aux deux paraboles l'irritation des auditeurs; c'est pourquoi il dit d'abord que les sanhédristes comprirent ;3, et se trouve, probablement sans intention, si toutefois il n'a pas connu la source de Marc, restituer l'ordre qui devait être suivi dans celle-ci. Il explique pourquoi les sanhédristes craignaient la foule : c'est que l'on prenait Jésus pour un prophète. Renseignement assez banal, qui fait écho à un passage de Marc 4, ou tout simplement à la désignation que l'évangéliste a placée auparavant 5 dans la bouche

1. xii, 12. £oo^rî0ï)jxv* tôv o/àov est une atténuation de xiv, 2, d'après xi, 32.

2. Supposé qu'il n'y ail pas d'autres transpositions ou additions, xn, 1-11 pouvait se lire sans difïiculté après xn, 38-44.

3. V. 45. xat xxoûcatvttf. , . xàç -xpajîoXà? aùxoiu k'yvwiav oxt KZpi aùxtov Xffffi* 46. xal £ï]xo'jvxe; aùxov xpaxYJgxi ècpop7)07jaav xoù; SvXouç, iizd et; rcposrjxïiv aùxov £t-/ov.

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