Le. xiv, 1 ; supr. p
3. V. 16. o oè eïtcev aÙTw. Ss. a voulu lire ajTot; ; D et quelques autres témoins omettent le pronom. Il semble qu'on ait trouvé que Jésus ne devait pas adresser la parabole au pharisien.
4. Il importe assez peu que la combinaison du troisième Evangile vienne de Luc lui-même, ce qui est le plus probable, ou de sa source immédiate.
5. V. 16. av6pto7cd; tc; è-oîei 8eït:vov [Xcva, xat ÈxâXîaEv tcoXXoij?.
6. V. 2. wtjunwôir] f( (îaaiXEta toiv oùpavwv àvOprôrcu) paatXît (on peut croire que la source contenait seulement ivftpû-w, et que Matthieu ajoute {3a<jtX£t pour l'interprétation allégorique) oanç Èj:oiï]aEv yà^ou; t«3 ultjî aùtou.
7. Comme dans Mt. ix, 15 ; I, 497; cf. Ap. xix, 7-9 ; xxi, 2, 9.
Luc n'est pas plus ennemi de l'allégorie que Matthieu ; lui aussi [ met un prince, au lieu d'un homme riche, dans la parabole des Mines ; s'il avait trouvé ces détails dans la source il ne les aurait pas supprimés. La suite du récit est meilleure dans le troisième Evangile : l'invitation a été faite quelques jours à l'avance, et universellement acceptée; l'heure n'a pas été indiquée avec précision, parce que l'usage comporte une seconde invitation le jour même, pour le rassemblement des convives. Le maître envoie donc son valet2, au dernier moment, prévenir les invités; mais ceux-ci se récusent en alléguant divers prétextes, dont trois sont cités à titre d'exemples qui forment une sorte de gradation ; les deux premiers réfractaires demandent fort poliment qu'on les excuse 3, en indiquant le motif de leur abstention, avec cette nuance que le premier dit qu'il est obligé 4 de s'absenter pour aller voir sa terre, et que l'autre dit simplement qu'il ira essayer ses bœufs; celui qui vient de se marier se contente d'énoncer son cas, disant qu'il ne peut venir, et il ne prend pas la peine de s'excuser; après cette course infructueuse, le serviteur rend compte au maître de ce qui lui a été dit.
C'est peu d'un serviteur pour un homme si riche, et pour un si grand festin, où tant de monde est convié. Gomme les serviteurs sont toujours en nombre dans Matthieu, l'on a pu supposer avec vraisemblance 5 que Luc avait parlé d'un seul serviteur, parce qu'il voyait dans celui-ci le Christ, qui est « venu pour servir 6, et Dieu dans le maître. Doit-on expliquer de la même façon 7 les formules respectueuses que les invités emploient en lui parlant? Comme le serviteur représente le maître, et dit en son nom l'invitation, les réponses qu'on lui fait s'adressent réellement au maître, et sont conçues dans les termes que le messager devra répéter. Luc a pu entendre allégoriquement ces excuses, mais la politesse de pécheurs