vu, 53-vm, H. Cf. supr. p. 331, n
A. Loisy. — Les Évangiles synoptiques, II.
d'enfants, son frère prenne sa femme et lui suscite postérité. »
20. Il y avait sept frères : le premier prit une femme, et, mourant, il ne laissa pas de postérité; 21. le deuxième la prit, et il mourut sans laisser de postérité; le troisième pareillement; 22. et tous les sept, sans laisser de postérité. Après (eux) tous, la femme est morte aussi. 23.
Lors delà résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d'entre eux sera-t-elle femme ?
Car tous les sept l'ont eue pour femme. » 24.
Jésus leur dit : « Ne seriez-vous pas dans l'erreur, parce que vous ne comprenez pas les Écritures ni la puissance de Dieu? 25. Car lorsque l'on ressuscitera d'entre les morts, on n'épousera ni ne sera épousée, mais on sera comme les anges dans les cieux. 26.
Et quant à la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, à l'endroit du buisson,
comment Dieu lui
parla, disant : « Je suis le Dieu
d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le
rite. » 25. Or, il y avait parmi nous sept frères:
le premier, s'étant marié, mourut, et, n'ayant pas d'enfants, laissa sa femme à son frère ; 26.
de même le second et le troisième, jusqu'au septième; 27. et après (eux) tous, la femme est morte. 28.
Dans la résurrection, duquel donc des sept sera-t-elle femme ? Car tous l'ont eue. » 29. Et répondant, Jésus leur dit : « Vous êtes dans l'erreur, ne comprenant pas les Écritures ni la puissance de de Dieu. 30. Car, lors de la résurrection, on n'épousera ni ne sera épousée, mais on sera comme les anges de Dieu dans le ciel. 31.
Et touchant la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu la parole qui vous a été adressée par Dieu disant : 32. « Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. » Il n'est pas Dieu de morts, mais de vivants. » 33. Et la foule, entendant cela, était frappée de son enseignement.
fants, son frère prenne sa femme et lui suscite postérité. » 29. Or, il y avait sept frères : le premier, ayant épousé une femme, mourut sans enfants; 30. le deuxième, 31. puis le troisième l'ontépousée, et ainsi de suite tousles sept n'ont pas laissé d'enfants , et sont morts, 32. Ensuite la femme aussi est morte.
33. Cette femme, dans la résurrection, duquel d'entre eux serat-elle femme? Cnr tous les sept l'ont eue pour femme. » 34. Et Jésus leur dit : « Les enfants de ce monde épousent et sont épousés ; 35.
mais ceux qui auront été jugés dignes d'avoir part au monde à venir, et à la résurrection des morts, ne sont ni époux, ni épouses. 36.
Car ils ne peuvent plus mourir, parce qu'ils sont égaux aux anges ; et ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection. 37. Et quant à ce que les morts ressuscitent, Moïse aussi le fait entendre, à l'endroitdu buisson, quand il nomme le Seigneur le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ». 38. Il n'est
Dieu de Jacob. » 27. Il n'est pas pas Dieu de morts, mais de vivants; Dieu de morts, mais de vivants, car tous sont viva îts pour lui. » Vous êtes dans une grande erreur. »
La question des sadducéens ne paraît pas avoir d'autre but que d'embarrasser le Sauveur, et de diminuer son crédit auprès de la foule. L'idée de la résurrection était associée à l'espérance du royaume céleste, et les interrogateurs de Jésus n'ignoraient pas que le nouveau prédicateur du royaume partageait sur ce point la croyance populaire. Les sadducéens n'admettaient pas l'immortalité ni la résurrection ] . Si les évangélistes en font ici la remarque, c'est pour expliquer la portée de la question posée. L'histoire qu'on vient raconter au Christ est une fiction où se sent l'esprit d'école : c'est un cas imaginé pour servir d'argument contre la thèse à combattre 2. On y trouve présentée d'une manière assez piquante une objection vulgaire que les adversaires delà résurrection ne soulevaient certainement pas pour la première fois. La Loi intervient pour donner la sanction de la plus parfaite légitimité aux sept mariages successifs de la femme qui va être mise en scène, et qui, le jour de la résurrection, se trouvera en face de sept maris, ayant tous les sept le même droit sur elle. Si Moïse et la Loi avaient pensé à la résurrection, ils se seraient bien gardés de créer pareille anomalie. La citation du Deutéronome 3 ne procède pas des Septante, mais plutôt du texte original, dont elle exprime librement le sens. En posant leur cas, les sadducéens évitent de nier que les morts ressuscitent ; ils paraissent demander l'explication d'une difficulté. Mais le fond de leur pensée se laisse deviner, et l'on voit bien qu'ils veulent ridiculiser l'idée même de la résurrection.
Jésus trouve que le discours des sadducéens démontre simplement qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent4, et il écarte la double