‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 30 sur 729 · Me. 12. Sciianz, Lk · texte numérisé non relu

Me. 12. Sciianz, Lk

3. V. 32.6 <>:■. riÉTpo; xat oi tjv a'jTfji r\nxv fic$'xprip.hoi ûrcvo) (cf. Me. xiv, 37, 40) BtaypiriYop^aavTs; 8È stSav ttjv So'^av xjtoù xtà. Le participe S'.aypTiyopr^avTc; pourrait signifier « ayant veillé », ou « s'étant éveillés »; le dernier sens est préférable, car l'évangéliste oppose le réveil des apôtres à leur sommeil (J. Wkiss, 439).

à point, dit-il à Jésus, pour faire trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie '. » L'interprétation commune : « Nous sommes bien ici 2 », est moins naturelle, Pierre ne devant pas témoigner tant d'intérêt à un spectacle qu'il ne comprend pas, mais plutôt une bonne volonté mal avisée de servir son Maître; on ne peut guère supposer que le « nous » désignerait les six personnes présentes sur la montagne; il désigne ceux qui doivent faire les abris ; et s'il se rapporte à Pierre et à ses deux compagnons, il n'est pas croyable que les trois personnages célestes soient invités à rester pour le plaisir des trois disciples. Ainsi la présence de ceux-ci est utile parce qu'ils pourraient faire trois tentes de branchage à ceux-là 3. On a voulu faire la remarque absurde, mais non inconvenante. Pierre est supposé n'avoir pas su ce qu'il disait, parce qu'il avait peur 4. Pierre continue à ne pas comprendre que Jésus doit mourir pour l'accomplissement des prophéties ; il veut voir tout de suite le Messie dans sa gloire, et le garder avec ses deux témoins; il n'entend rien au mystère du salut5. Matthieu s'abstient de remarquer que Pierre ne savait ce qu'il disait ; sans doute il n'a vu dans sa proposition qu'une parole inopportune, et il n'y attache aucune importance. Luc a eu souci de la motiver ; il suppose que Pierre, au moment où Moïse et Elie s'éloignent de Jésus, songe à les retenir en mettant un abri à leur disposition ; mais il a voulu expliquer la parole, non la justifier absolument, car il ne laisse pas de la dire dénuée de sens.

Pierre ne reçoit pas de réponse, et il ne devait pas en recevoir; sa parole est comme jetée en l'air; la manifestation divine suit son cours et s'achève sans qu'une communication s'établisse entre les êtres glorieux et les trois disciples. L'intervention de Pierre n'est

i. Me. 5. paSJîê: (cf. xi, 21; xiv, 45), xaXdv èa-rtv rjjxxç â$i eïvai, xat xoufewjin îp:i; axTjvâ;, xtX.

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