Ex. xxiv, 18; xxxm, 9-11 ; Cf. Job, xxxviii
3. Me. 7. xal rj-ÉvêTO veçc'Xt] èmaxîaÇoyaa aùxot; (Ss. <xÙtô>, leçon à considérer), xal èfévero çwvïj lx Tfj; v£Ç£at); •outo; lartv ô uîd; jjlou ô àya^/j-dç, àxaûsTe aùtoO'. Mt. 5. £Ti aÛTou XaXouvioç, îSoù vsçéXyi çwts'.vt) ljM<Jx(a98v aùroûç, xaî ïSoù optovr) èx xfjç veçlXï]? Xlyouaa •ojtô; ÏTZVi ô uidî [xo\t 6 àya^to;, iv m S'j^6xr\i% (cf. III, 17; II, Pier. i, 17)'
àxOU£T£ aÙTCTJ.
4. V. 34. TauTa 8k aÛTou XÉyovro; (cf. Mt. 5.) iy£v£TO vêçIXt] xal ÈraixiaÇEV aùrou;- £5poprî0T)dav 8È iv tfl .aaï-.XOsïv aùroù; £Î; ttjv vEtpiXrjv. D lit en dernier lieu èxeivouç, ce qui viserait Moïse et Élie. 11 paraît difficile d'entendre (avec Wellhausen, Le. 43) le premier aÙTo-j; des disciples, et le dernier des personnages célestes.
les disciples furent effrayés en entrant eux-mêmes dans la nuée ', non pas en voyant les personnages lumineux y entrer'2; dans ce dernier cas, il aurait plulôt attendu après l'émission de la voix céleste pour parler de crainte. Toujours est-il que, pour ce détail de la frayeur, il suit Marc, tout en le corrigeant, et sans retrouver la place primitive du trait; il sépare à tort l'apparition de la nuée et la voix céleste, qui, dans l'esprit de la narration première, sont des phénomènes à peu près simultanés. Dans la combinaison de Luc, Moïse et Elie partaient quand Pierre a pris la parole, et ils ne sont pas restés dans la nuée, si toutefois ils y sont entrés ; l'évangéliste a soin de noter que Jésus est seul quand la voix se fait entendre ; tout paraît donc arrangé pour que les disciples ne puissent pas se méprendre sur la personne à qui s'adresse la parole du Père. Le Père céleste, parlant dans le nuage, dit, à l'intention des disciples et de tous ceux qu'ils représentent : « Celui-ci est mon fils bien-aimé. Ecoutez-le. » Luc dit : « fils élu 3 », Matthieu : « fils bien aimé, en qui je me complais. » Moïse et Elie ont été les interprètes des volontés divines ; mais la Loi et les Prophètes n'ont existé qu'en vue de Jésus. C'est lui qui est désormais le guide et le maître. L'Ancien Testament lui rend témoignage ; mais il est, lui, plus grand que Moïse, plus grand qu'Elie. C'est le Christ, le Fils <le Dieu, déclaré tel par son Père. C'est à* lui que les hommes doivent obéissance. Dans la pensée du rédacteur, cette proclamation de la filiation divine a une autre portée que le mot Christ dans la bouche de Simon; il est possible néanmoins qu'elle ait eu d'abord la même signification, et qu'elle ait exprimé simplement la dignité messianique de Jésus. Mais le récit n'est point originairement parallèle à la confession de Pierre, avec laquelle il ferait double emploi, puis pie Pierre et mêrn? les autres disciples croient déjà que Jésus est le Messie; il est en rapport avec la scène du baptême '*, la révélation que le Père a faite en cette occasion au Christ étant faite ici aux disciples. Toutefois la déclaration du Père