Cf. Me. 14; Mt
3. V. 3. 7:poafjX9ov ixùzw oî uaOr]-ca!. xax'tôtav (Ss. omet x. I.) XÉyovTSî. Cf. Me. 3. £7W]fcj$Ta auTÔv y.ai'îScav Iléipoç xtX.
question, et que les douze ont entendu la réponse ', Marc n'avait pas besoin de faire intervenir quatre disciples pour poser la question qu'un seul d'entre eux est d'ailleurs censé avoir exprimée pour les autres, s'il n'avait voulu signifier que le discours qui suit a été adressé à ces quatre en particulier. Matthieu a retenu la formule « en particulier », qui n'est plus nécessaire chez lui, mais qui a encore un sens, puisqu'elle marque l'absence de la foule. S'il parle des disciples en général, c'est pour simplifier la mise en scène, et parce qu'il a trouvé plus naturel de faire communiquer la révélation de l'avenir à tous les apôtres. Moins rapproché des origines que Marc, et moins bien informé, il ne se doute pas que cette apocalypse a été ignorée de la première génération chrétienne.
Soit pour abréger, soit pour donner plus de relief au discours, Luc n'éloigne pas Jésus du temple. Aussitôt que le Sauveur a prédit la ruine de cet édifice, les personnes qui ont occasionné la prophétie posent la question de la fin du monde 2, d'après Marc. Le discours n'est plus, comme dans le second Evangile, une révélation faite à quelques disciples en vue de l'avenir qui les attend, une sorte de message qu'ils devront transmettre, en temps opportun, aux autres disciples et aux fidèles. Ce n'est plus, comme dans Matthieu, une communication faite à tous les membres du collège apostolique, dans l'instant solennel où le Christ, ayant proclamé l'inutilité de son ministère auprès des Juifs, abandonne Jérusalem au destin qu'elle a mérité. C'est le dernier et le plus significatif des enseignements que Jésus a donnés durant le séjour qu'il a fait à Jérusalem avant sa passion.
La question posée au Christ a un double objet : on demande quand la fin viendra, et à quel signe on reconnaîtra qu'elle est imminente. Comme la ruine de Jérusalem, la fin du monde, la manifestation glorieuse du Messie et le grand jugement se liaient dans la croyance apocalyptique des premiers temps, on ne demande pas d'indication spéciale pour chacun de ces éléments eschatologiques. Le signe dont on parle ici n'est pas à considérer comme un miracle ou un présage extraordinaire ; il doit s'entendre des incidents préliminaires de la fin, et des circonstances particulières dans lesquelles se produiront les derniers événements. Le mot de parousie est employé