‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 372 sur 729 · xn, 11-12; I · texte numérisé non relu

xn, 11-12; I

A. Loisy. — Les Évangiles synoptiques, II.

qui sera aux champs sa maison; 18. et que jours de vengeance,

ne retourne pas chez celui qui sera clans les pour accomplir tout ce

lui prendre son man- champs ne retourne qui est écrit. 23. Mal-

teau. 17. Mais malheur pas chez lui prendre heur à celles qui seront

à celles qui seront en- son manteau. 19. Mais enceintes et qui allaite-

ceintes et qui allaite- malheur à celles qui ront en ces jours-là !

ront en ces jours-là! seront enceintes et qui Car ily aura une grande

18. Priez pour que ce- allaiteront ences jours- détresse sur la terre, la n'arrive pas en hiver, là! 20. Priez pour que et de la colère sur ce

19. Car ces jours-là votre fuite n'arrive pas peuple. 24. Et ils tomseront une tribulation en hiver ni un jour de heront au fil de l'épée, telle qu'il n'y en a pas sabbat. 21. Car il y au- ils seront emmenés eu depuis le commen- ra alors une grande tri- captifs dans toutes les cernent de la création bulation, telle qu'il nations, et Jérusalem que Dieu a faite, jus- n'yena pas eu depuis sera foulée parles Genqu'à présent, et qu'il le commencement du tils, jusqu'à ce que les n'y en aura pas. 20. mondejusqu'à présent, tempsdesnationssoient Et si le Seigneur n'a- et qu'il n'y en aura ja- accomplis. »

vait abrégé les jours, mais(plus). 22. Etsi ces

aucun homme n'au- joursn'avaientétéabré-

rait été sauvé; mais, à gés, aucun homme n'au-

cause des élus qu'il a rait été sauvé; mais,

choisis, il a abrégé les à cause des élus, ces

jours. » jours seront abrégés. »

Après le commencement, le comble des douleurs. L'événement principal, dans lequel paraît se résumer la catastrophe finale, est la profanation de Jérusalem et du temple, occupés par les Gentils. Ce qui en est dit ne se relie pas aux persécutions dont on vient de parler, mais est la suite naturelle du morceau où le commencement des douleurs a été décrit. Les dernières douleurs semblent se confondre avec le fait important qui occupe le premier plan dans la perspective prophétique, et en vue duquel Jésus est censé conseiller ses disciples. Le moment critique est celui où l'on verra « l'abomination de la désolation » établie dans le lieu saint. Référence, implicite dans Marc *, explicite dans Matthieu 2, àcertains passages

1. V. 14. ot<xv ol ïoyits tÔ pSsXuy^a xrjç èpïijj.w'jsto; (Ss. « le signe de l'impureté de la dévastation ») é<m)xo'Ta onou où 8s?.

2. V. 15. ô'tocv oJv HSïjts t. (3. t. I. (Ss. « le signe de l'abomination » ou de l'impureté ») to prjOèv Sià AavùjX tou rcpoîpïjTOu éaxô; h T07ito *yto> (cf. Dan. ix, 27). Ss. omet I. i. t. à.

assez obscurs du livre de Daniel, qui sont supposés contenir * l'annonce de ce qui doit arriver dans les derniers temps. Quel que soit le sens primitif de la prophétie et son rapport historique avec la persécution d'Antiochus Epiphane, on l'entend ici d'un attentat sacrilège, perpétré par des gens qui viennent détruire le peuple de Dieu, saccager sa ville sainte, supprimer son culte.

S'il est vrai que la citation de Daniel doit être interprétée d'après le sens qu elle présente en elle-même et dans le contexte évangélique, abstraction faite du sens particulier qu'elle peut avoir dans son propre contexte, il ne s'ensuit pas que « l'abomination de la désolation » soit simplement « l'abomination » qui consiste dans « la désolation » de la Judée et de Jérusalem, et qui serait un fait accompli dès que l'armée romaine cerne la cité sainte pour s'en emparer et la détruire 2. Luc a voulu l'entendre ainsi, la désolation de la ville étant l'occupation et la ruine par lesquelles doit se terminer le siège. Il paraît évident, en effet, que le mot « désolation », dans la formule du troisième Evangile 3 : « Lorsque vous verrez Jérusalem cernée de campements, sachez que sa désolation est proche », est un écho et veut être une interprétation du texte prophétique cité ou visé dans les deux premiers. Mais Luc a pu vouloir expliquer la prédiction de façon que le lecteur la vît accomplie par la ruine de Jérusalem, et effacer les traits apocalyptiques qui étaient inintelligibles ou choquants pour lui, ou qu'il jugeait tels pour ceux à qui son livre était destiné.

Le texte de Marc est beaucoup moins précis quant au sort de Jérusalem, et il l'est davantage, il accuse une idée beaucoup plus spéciale, en ce qui regarde l'objet de l'abomination désolatrice. Cet objet « se tiendra où il ne doit pas ». L'expression dont se sert l'évangéliste convient à une personne 4 siégeant elle-même, ou peut-être par l'image qui la représente, en un endroit qui est souillé par ce fait, et qu'on ne veut pas désigner autrement, comme si une

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