‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 377 sur 729 · V. 10. TzpoavjyzaQz Se fv« \ir\ y^rai yst[jio>vo · texte numérisé non relu

V. 10. TzpoavjyzaQz Se fv« \ir\ y^rai yst[jio>vo

2. B. Weiss, Mk, 201. Mais cette circonstance ne prouve pas l'authenticité du document. Holtzmann, 284, admet ici une addition de Matthieu, conforme à v, 18; mais ce passage n'est pas non plus de l'évangéliste. Cf. I, 564-566.

3. J. Weiss, Lk. 607. Cet auteur va jusqu'à dire que la source de Luc pourrait bien être le yp^aixoç dont parle Eusèbe [Hist. eccl. III, 5, 3), qui aurait décidé les chrétiens de Jérusalem à se retirera Pella.

qu'il subit, sans le vouloir, l'influence de la source, où il n'en était pas question, et que peut-être il ne se soucie pas d'insister sur ce point. Ce qu'il dit des Juifs tués et emmenés en captivité s'entend très naturellement du sort de tous ceux qui ont péri dans le siège de Jérusalem, ou qui ont été pris quand la ville eut succombé. Il a voulu montrer dans ces événements la réalisation des anciennes prophéties, et il imite lui-même le style des prophètes pour parler de « ces jours de vengeance », de cette colère de Dieu contre son peuple ', des nations qui foulent le sol où fut Jérusalem, en attendant que leur temps soit accompli 2. La recommandation de prier, pour que la fuite n'eût pas lieu en hiver ou le jour du sabbat, n'avait plus de sens pour lui, et il l'.a simplement omise.

Dans Marc et dans Matthieu, il s'agit de fuir devant l'épouvantable crise 3 que traverseront la Judée et l'univers entier ; car, si la Judée se trouve être comme l'objet direct de la prophétie et le point central de la catastrophe, c'est le monde qui paraît devoir s'abîmer dans un suprême bouleversement. Le discours primitif n'annonçait ni la ruine totale de Jérusalem, ni la dispersion des Juifs ; encore moins indiquait-il que ces événements dussent être séparés de la lin du monde par un intervalle plus ou moins long. Suivant le cadre tracé par Daniel, dans la prophétie des semaines 4, il faisait plutôt entendre qu'il y aurait pour Jérusalem un temps relativement court de désolation, profanation religieuse et calamités de toutes sortes, qui se terminerait par l'apparition glorieuse du Messie. Ces jours seraient abrégés, parce que, sans cela, « toute chair », c'est-à-dire tous les hommes, et non seulement tous les Juifs, périraient, et que Dieu ne veut pas livrer à la mort tous les élus. Ceux-ci ont dû fuir au moment où a paru « l'abomination » ; mais la Judée ne sera pas seule à souffrir, et le monde entier sera en proie aux douleurs du grand avènement. C'est pourquoi Dieu, en considération de ses élus, dans leur intérêt, et non

1. Cf. Jér. xlvi (LXX, xxvi), 10; Soph. i, 15, dans le grec, et rapprocher Ap. vi, 17. Ss. omet km ttj; y^ç dans Le. 23, et lit, v. 24, « en tout lieu », pour sic Ta k'0vr( T:av-a.

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