Cf. Dan. xi, 4 ; Ps. xix, 7 ; Mr. vin
bable qu'une seule des deux appartient à la tradition de l'Evangile, et l'autre à la tradition apocalyptique. Peut-être est-ce pour avoir senti l'incompatibilité de ces deux représentations, que Luc, qui a commencé par joindre aux signes célestes le bruit terrifiant de la mer ', coupe court à la description de Marc, se contente de montrer le Christ sur les nuées, et remplace ce que Marc dit du rôle des anges et du rassemblement des élus par un mot d'exhortation et d'espérance qui anticipe sur la comparaison du figuier 2. Il va sans dire que, dans l'apocalypse juive, « le Fils de l'homme » dont il s'agit était le Messie, mais non Jésus.
Matthieu fait apparaître, avant le Fils de l'homme, « le signe du Fils de l'homme3 », qui jette dans la consternation tous les peuples du monde. Ce détail peut être regardé comme une surcharge, le rédacteur ayant ajouté au texte qui lui est commun avec Marc un élément pris d'ailleurs ; mais il est possible aussi que Marc ait omis ce trait comme accessoire. Matthieu, se souvenant de la question posée d'abord par les disciples, aurait-il voulu y donner une réponse directe 4? Il est permis d'en douter, puisque le rapport de cette donnée avec la question n'est pas autrement indiqué. Ce qui est frappant et incontestable, c'est la ressemblance de ce passage avec divers endroits de l'Apocalypse 5. On a supposé (i que l'évangéliste aurait emprunté à ce livre 7 la citation de Zacharie 8.