‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 398 sur 729 · V. 39. oGtcd; ïazai r\ 7rapouai'a tou uïou toù àv6pw7iou · texte numérisé non relu

V. 39. oGtcd; ïazai r\ 7rapouai'a tou uïou toù àv6pw7iou

7. V. 33 (Cf. ix, 24, supr. p. 23). Au commencement du v., D lit Çwoyovîîaai, au lieu de 7wEpt7tonr]'aaa8ac, comme à la fin Çwoyovr]'u£'..

caractère subit et imprévu de l'avènement messianique ; ils devaient venir dans la source, comme dans Matthieu, après la comparaison du déluge ', l'avis concernant les gens qui seront sur le toit ou dans les champs, s'il appartenait au même discours, venant plutôt avant cette comparaison, et après celle de l'éclair.

Pour figurer l'invasion imprévue du jugement dernier, Matthieu montre deux hommes travaillant ensemble dans la campagne, et deux femmes à la meule : un membre de chaque groupe est saisi 2 tout à coup pour entrer dans la société du Messie, tandis que l'autre est abandonné 3 au sort du monde. Luc présente les deux hommes couchés ensemble, et dit : « en cette nuit-là 4 », temps qui convient au sommeil des hommes, et qui n'exclut pas le travail des femmes au commencement de la soirée. Mais il se pourrait que la forme originale du passage eût été gardée par Matthieu : Luc aurait parlé de la nuit, et mis les hommes dans leur lit, parce qu'il avait déjà parlé des champs 5, et en considération des comparaisons qui assimilent le Christ au voleur nocturne, ou au maître qui rentre chez lui pendant la nuit.

Luc amène, à la fin du discours, par une question des disciples 6, la comparaison du corps qui attire les vautours : procédé artificiel dont il a usé en d'autres occasions. A ne considérer que le contexte immédiat, on pourrait supposer que les disciples pensent aux

i. Noter la reprise léy<o ujjùv, que Luc, v. 34, a dû faire pour rejoindre la source. La présence du v. 33 n'est pas une raison pour entendre (avec Wellhausen, Le. 97) le v. 31 au sens purement moral de la fuite du monde, qui est exclu par le v. 32 et tout le contexte.

2. Mt. 40, 41.7TapaXaij.pav£Tat. Le. 34, 35. 7i<xpaAT]y:cp07jaETa'.. Cf. Jn. xiv, 3.

3. Mt. àcptsTat. Le. àçsOrjasrat. Il semble moins naturel d'entendre que l'un sera pris pour sa perte, et l'autre laissé pour son salut (B. Weiss, E. 143; cf. p. 398, où le même auteur admet l'autre interprétation pour Le. 34-35).

Page 1