Cf. supr. p. 527, n
3. Cf. Feine, Eine vorkanonische Ueberlieferung des Lukas, 62-63.
4. I Cor. xi, 23. iycô yàp 7caoiXa(3ov àr.6 xou xupîou, o xaî TiapéSwxa ujjûv, oxt 6 xupioç 'Irjaou; èv xrj vuxxî % 7:ap£5îô"£xo IXa(3ev apxov 24. xaî eùyjxpiTnfaaç IxXauev xaî stJtsv xouxo' [xo'j laxtv xo awtxa to i>T:ïp îjjjiàiv xouxo 7ïoieÎX£ ziç xrjv Iijltjv àvàu.v7]aiv. 25. waaûxco; xai xo 7;oxr[piov pisxà xô ôewv^aat, Xéywv xouxo xo 7îOXïjpiov fj xaivT) Staôirpo] larlv Èv xô èjAw at'tj.axr xouxo 7iot£Ïx£, ôadcxi; iàv TJÎvrjxe, st; xtjv lpù]v àvàu.vr]<jiv. 26. éaàxtî yàp Iàv £a0îr]X£ xôv àpxov toîîtov xaî xo noxrfptov 7ïîvr)X£, xôv ôâvaxov xoù xupîou xaxayyiXXexe, aypt ou IX8fl.
les lumières que le Seigneur lui a données *. L'Apôtre ne dit pas que l'eucharistie ait été instituée le soir de la pâque ; mais il insiste sur le symbolisme de l'eucharistie relativement à la mort de Jésus, ainsi que sur le caractère d'institution permanente, qui lui appartient jusqu'au retour du Seigneur pour le grand jugement.
La formule : « Ceci est mon corps », à laquelle les évangélistes n'ont rien ajouté, parce que la fraction du pain leur paraissait assez significative comme symbole de la mort subie par le Sauveur, est complétée par les mots : « Qui (est) pour vous. •» Certains manuscrits ajoutent le mot « rompu » '7, qui convient au pain, mais non au corps de Jésus. Dans le texte ordinaire de Luc, la locution un peu elliptique de Paul est éclaircie par l'addition du mot : « donné 3 » : le corps de Jésus est livré à la mort pour le salut de ses disciples.
I. On a beaucoup discuté sur la signification précise de la formule napÉXajîov à-ô xoo xuptou, qu'on se refuse à entendre d'une révélation directe, en sorte que Paul prétendrait avoir appris en vision, de Jésus seul, les circonstances du dernier repas (cf. Gal. i, 12, où Paul emploie rcapa), et qui d'autre part, ne semble pas pouvoir signifier que l'apôtre tient du Christ, mais par l'intermédiaire des témoins, tout ce qu'il va raconter. Cf. Brandt, 296. L'hypothèse d'une vision ou d'une autosuggestion équivalente à une vision reste la plus vraisemblable. « La formule syw ^apéXa^ov met le moi trop en évidence pour qu'il puisse s'agir ici d'un emprunt fait par Paul à la tradition apostolique. S'il n'avait connu ce récit que par le témoignage des apôtres, il aurait dû écrire : « Nous avons appris », et non pas : « Moi j'ai appris du Seigneur » etc., puisque tous les prédicateurs de l'Evangile et les fidèles se seraient trouvés dans le même cas que lui. C'est d'une communication immédiate du Maître qu'il veut parler. » Le Camus, L'œuvre des apôtres, III, 134, n. 4. Paul n'a pas pris pour traditionnel un récit où il avait mêlé sa propre doctrine; le mélange s'est fait de luimême, dans la région subconsciente de l'âme où se préparent les visions et les songes, et l'Apôtre a présenté sa vision comme une réalité, sans s'arrêter à ce que les témoins du dernier repas n'avaient point attribué à Jésus les paroles que lui-même lui prêtait. Ce serait méconnaître entièrement l'état d'esprit des premiers croyants que de voir dans cette circonstance une impossibilité, comme si Paul avait dû rejeter sa vision, parce que les anciens disciples ne lui avaient pas raconté le dernier repas en cette forme, et comme si le récit de Paul, supposé qu'il soit venu à la connaissance de Pierre ou de quelque autre témoin, avait dû provoquer un démenti formel, qu'on se serait fait une obligation de répandre dans toutes les communautés. Nul ne songeait à tenir deux registres d'enseignement chrétien, l'un pour les souvenirs évangéliques, l'autre pour (les révélations de l'Esprit.