Avec B. Weiss, Mk
2. Brandt, supr. cit. croit à une invention de l'évangéliste ; Holtzmann paraît hésitant.
3. V. 1. xoù iù6y; r.otxïï tjjàSoûXiov icoiif?avTC( 61 àp-/upsïç [ptsrà tôv npeapuTe'pwv xal ypaatAix-mov xatoXov to <Tuvi8piov], Bïjaavxe; rôv 'Iraoîjv àîr^'vÊyxav xal 7iapsSwxav IleiXaTfo. Noter la construction peu régulière de la phrase, et les surcharges qui suivent la mention des àpy tepsîç. Au lieu de TCO'.ifaav-eç, nCD ont ÉTOiuufoavTgç, et l'on peut être tenté de préférer cette leçon comme plus difficile (B. Weiss, Mk. 231) L'attestation néanmoins paraît insuffisante, et l'on se trouve plutôt en face d'une variante étudiée, par laquelle doit être expliqué l'objet particulier de cette seconde séance, à savoir mettre en forme le jugement rendu dans la première (J. Weiss, AE. 310). Le texte ordinaire, et très probablement authentique, peut signifier soit: « ayant tenu conseil», soit plutôt : « ayant pris une décision ». Dans un cas comme dans l'autre, le rapport avec la réunion précédente, s'il était réel, devait être marqué.
k V. l.rcpola; 8è yïvoalv^ç auup'jûXiov IXa^ov (il n'est pas autrement évident que cette formule signifie « tenir conseil », et non « prendre une décision » ; car, en cet endroit et dans les autres passages où Matthieu l'emploie, xii, 14 ; xxn, 15;
fois dans Matthieu1. Luc, ayant mentionné en dernier lieu l'interrogatoire de Jésus, n'a eu qu'à poursuivre son récit et à dire que l'assemblée, ayant levé la séance, conduisit le Sauveur à Pilate2. Il est à présumer néanmoins que les termes de la dénonciation ne furent pas concertés en présence de l'accusé.
Toujours est-il que Caïphe et ses aflîdés, étant convenus entre eux de ce qu'ils allaient dire au gouverneur, firent lier Jésus, biendécidés à le présenter à Pilate comme un faux Messie et un artisan de révolte. D'après les trois évangélistes, tout le sanhédrin se serait rendu chez Pilate, mais il est peu vraisemblable que l'assemblée entière se soit transportée chez le gouverneur: elle n'avait aucunbesoin de se réunir au complet chez Gaïphe ; un groupe des sanhédristes, d'accord avec le grand prêtre, suffisait pour préparer, puis pour présenter et soutenir l'accusation. Dans l'esprit des évangélistes, le sanhédrin représente les Juifs, et ce sont les Juifs qui ont fait mourir Jésus. De là viennent les expressions générales dont les rédacteurs se servent d'autant plus volontiers qu'ils étaient renseignés fort incomplètement sur le détail des faits. On remarquera que les chefs des prêtres sont seuls mentionnés dans la suite, et la source de Marc a pu ne signaler qu'eux dans les préliminaires du procès devant Pilate 3.
L'enchaînement des souvenirs primitifs était très satisfaisant : Jésus avait été arrêté vers le milieu de la nuit ; on lavait amené chez le grand- prêtre, et Pierre, qui avait voulu le suivre, l'avait renié au chant du coq; au point du jour, de très grand matin, les chefs des prêtres s'entendent pour l'accusation, et ils se trouvent prêts, dès la première heure, à conduire Jésus au tribunal du procurateur.
Matth. xxvii, 3. Alors Judas, celui qui le livrait, voyant qu'il était condamné, se repentit et rapporta les trente pièces d'argent aux chefs
xxvn, 7; xxvm, 12, il s'agit toujours de mesures prises ou à prendre en vue d'une fin déterminée, et l'on peut dire au moins que la « délibération » implique une « décision ») 7tâv7sç oî àp^tepetç xat ot 7rpsaj3JTepot tou Xaou (rectification de la phrase de Marc, et autre façon de désigner le sanhédrin tout entier) xatà tou 'It)<jou tîiaTe Oavarwîat auTÔv "xaî orjaavie; auTOv iizriyayov xai rcaplôtozav IIsiXoGTfo
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