‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 598 sur 729 · D, Ss. Se. éth. le mettent après le v · texte numérisé non relu

D, Ss. Se. éth. le mettent après le v

3. Vv. 14-15; v. 20; v. 22 (et déjà v. 4j ; le v. 22 répète le y. 15, avec emprunt à Me. 14. La notice de Barabbas (v. 19) : oort; îjv Sià crrâsiv Ttvà yevo- [i£V7)v Èv Tîj r.ôlv. xal çpôvov (3Xï)8el? tv Tij puXxxfJ, est une adaptation de Me. 7 (p. 642, n. 3); il est bien risqué d'y voir (avec Holtzmann, 418) une allusion possible à Le. xm, 1. La première proposition de Pilate, vv. 13-18, correspond à Me. 6-11. La seconde proposition, v. 20. îraXtv ôè ô rieiXà'ïo; 7:poas:pojvr)a£v aùroîç, Ga'Xwv a~o- Xuaai tùv 'Irçaouv. 21. ol 83 sracpwvouv XifOVTïÇ' axaûpou ataupo-j ayxo'v, correspond à Me. 12-13 (cf. p. 644, n. 3 et n. 4; noter que Luc évite la formule « roi des Juifs »). La troisième proposition, v. 22. o 8è rpirov tÏJtsv «pôî aùioy;* x( yàp xaxôv È7;otT]aev outo;; o-jSèv a'iTiov ôavârou eupov Èv aùtto* Tiatorjsa; ouv aÙTov aroXyaw. 23. 01 8È È^Éxeivro fft»vat{ (AE-fàXai? aÎToûjxEvoi aùiôv <rravpto$fjvat, xal xarîs/uov aï çwval auTwv, correspond à Me. 14 (p. 645, n. 1).

4. V. 24. xal IÏEtXâTo; snéxpivev y£vsa0ai xô ai'ir^a aùiâiv (cette formule atténuée pourrait avoir été substituée à l'énoncé de la condamnation dans la source primitive : xal ITaXàroî xarÉxptvEv aùtôv evct/ov Elvat Oavdttou. Cf. Me. xiv, 64). 25. àrcéXvaiv Se xôv 81a arasiv xal «pdvov ^c^Xityiivov tt( «puXaxrJv, ov t,to3vto (développement oratoire, pris du v. 19), xôv 8è 'Iyjsouv jcap&aixsv :w 0£XrJjxaTt aytwv (interprétation de Me. 15 (p. 645, n. 2).

dans Matthieu de ce qu'elle est dans l'Evangile de Pierre : ce sont les Juifs qui ont tout fait. L'on entrevoit cependant que Luc a dû connaître un récit très simple, la source de Marc, où il a pris sa relation du procès devant Pilate, et où la substitution de Jésus à Barabbas n'était que sommairement indiquée, si toutefois elle l'était, sans les explications, fort sujettes à caution, que l'on trouve dans Marc ', et qui sont élaborées dans Matthieu. Le rédacteur du troisième Evangile a brodé sur ce canevas le procès devant Hérode, emprunté à un document secondaire, dont il a corrigé les données, et l'histoire de Barabbas interprétée comme dans Marc, le tout devant servir à montrer que Jésus avait été trouvé innocent par les autorités politiques de la Judée, mais qu'il avait été victime de la haine des autorités religieuses juives, auxquelles Pilate, malgré sa bonne volonté, s'était trouvé dans l'impuissance d'opposer une barrière légale.

Il est extrêmement difficile de déterminer l'origine et la juste portée de l'épisode concernant Barrabas. La préoccupation qui le domine est évidente ; les raisons qui ont induit Matthieu et Luc a supprimer, compléter, corriger certaines indications de Marc ne sont pas moins claires. Il semble également indispensable que l'incident ait son point de départ, si minime qu'on le suppose, dans la réalité de l'histoire. Des critiques peu circonspects admettent que Pilate a pu proposer au peuple la grâce de Jésus 2, en le mettant en concurrence avec un individu indigne de lui être préféré, ou bien que cette grâce a été véritablement offerte dans ces conditions ;i, ou qu'un incident qui avait eu pour héros le fils d'un rabbin, a été, après coup, mis en rapport avec la condamnation de Jésus 4. Cette dernière hypothèse est bien insuffisante, l'histoire de Barabbas semblant originairement connexe avec la condamnation de Jésus par Pilate. On a vu d'autre part, que cette histoire est adventice au récit du procès, et que ses détails sont inspirés par la préoccupation apologétique de Marc, sans égard aux vraisemblances. La coutume alléguée par l'évangéliste, inconnue par ailleurs, est inconcevable, en la forme où la présente l'évangéliste, comme pratique de l'administration

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