‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 600 sur 729 · In Flaccum · texte numérisé non relu

In Flaccum

soldats romains à l'égard de Jésus se comprendrait aisément si Pilate, ayant prononcé la condamnation du Christ, comme d'un vulgaire aventurier, au supplice de la croix, l'avait livré aux soldats pour qu'il fut crucifié « en Barabbas », « en guise de Barabbas », ou « à la place du Barabbas { ». Du nom et de la circonstance mal comprise, l'intérêt apologétique aidant, le récit de Marc a pu se déduire, et même la leçon des témoins de Matthieu, qui opposent Jésus Barabbas à Jésus appelé Christ 2, représenterait une autre altération du fait primitif, puisque c'est Jésus lui-même qui aurait été traité en Barabbas 3.

Marc, xv, 16. Et les soldats l'emmenèrent à l'intérieur de la cour, c'est-à-dire (dans) le prétoire, et ils convoquèrent toute la cohorte. 17. Et ils le revêtirent de pourpre et lui mirent une couronne d'épines qu'ils avaient tressée. 18.

Et ils se mirent à le saluer, (disant) : « Salut, roi des Juifs? » 19.

Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, ils crachaient sur lui, et, s'agenouillant, ils lui rendaient leurs hommages. 20. Et quand ils se furent joués de lui, ils lui enlevèrent la pourpre et le revêtirent de ses propres habits, et ils l'emmenèrent pour le crucifier.

Matth. xxvii, 27. Alors les soldats du gouverneur, prenant avec eux Jésus dans le prétoire, rassemblèrent autour de lui toute la cohorte ; 28. l'ayant déshabillé , ils lui mirent un manteau rouge ; 29. et tressant une couronne avec des épines, ils la lui mirent sur la tête, et un roseau dans sa main droite. Et s'agenouillant devant lui, ils se moquaient de lui, disant : « Salut, roi des Juifs ! » 30. Et crachant sur lui, ils prenaient le roseau et lui donnaient des coups sur la tète.

31. Et quand ils se furent joués de lui, le dépouillant du manteau, ils le revêtirent de ses habits, et ils l'emmenèrent pour (le) crucifier.

1. On peut se représenter ainsi la forme du texte dans la source (après l'énoncé de la condamnation, p. 651, n. 4) : xat tov 'It;oojv «ppayêXXwaas Trapsôwxev [toïj cTpaTiai-rai;] tva axauptoO^ [«vti tou [îapaj3[3â]. Le. 25 pourrait en être la paraphrase. On pourrait expliquer ainsi la formule Jésus Barabbas, appliquée au Christ par les Juifs en manière de dérision, et entendue par la tradition chrétienne de l'individu à la place duquel Jésus aurait été crucifié (cf. supr. p. 646, n. 1 et n. 2).

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