Vinum murrhinum. » Cf. Holtzmann, 180; Brandt
5. lxix, 22 (LXX). xaî ï8o>/.av et; xô (îpwuà [xoj yoXrj'v, xaî eî; ttjv 8î'}av uou !j:otiaâv lu ô'jjo;.
il l'eut goûtée, la boisson qu'on lui offrait '. Beaucoup de manuscrits remplacent même ici le vin par le vinaigre 2, sans doute pour se rapprocher davantage encore du texte prophétique. Cependant, comme on parlera plus loin3 de vinaigre, il est beaucoup plus probable que l'évangéliste s'était contenté d'introduire le fiel en cet endroit. La précision plus grande de Matthieu s'explique par l'influence de la prophétie.
Luc a omis entièrement l'incident, et il est permis de se demander si la source de Marc en faisait mention; ce pourrait être, déjà dans le second Evangile, un doublet du vinaigre, un trait ou l'on voulait montrer l'accomplissement des prédictions anciennes4. 11 semble que, dans la source, la mention du crucifiement suivait l'arrivée au Golgotha ', et que ce qui est dit plus loin de l'inscription 6 s'y rattachait immédiatement.
Pour le crucifiement 7, on commençait d'ordinaire par planter la croix, qui n'était pas très haute ; puis on hissait le supplicié, dont on clouait les mains et les pieds. Il est probable que les pieds n'étaient pas cloués l'un sur l'autre, mais l'un près de l'autre, au poteau de la croix, et non à un support. On dépouillait les crucifiés de tous leurs vêtements. Le linge autour des reins est attesté par l'Evangile de Nicodème, autorité nulle, et qui se fonde probablement sur les représentations figurées, où l'on ne conçoit même pas que ce linge ait pu manquer 8. Saint Athanase, saint Ambroise, saint Augustin' pensent que le Christ a été dépouillé de tout vêtement. Comme le supplice de la croix n'a été aboli que par Constantin,
1. V. 34. È'Stoxav aùtôi Jttttv olvov fieià /oXtj'ç [xs^tyiiévov xal ye'jaàjj.£voç oùx TjôÉXriae/ Ttieïv. « Il ne pouvait être question de nourriture dans le crucifiement, comme dans le psaume (p. 663, n. 5) ; c'est pourquoi Matthieu met le fiel dans le breuvage. » Strauss, II, 353.