‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 630 sur 729 · Cf. QÉ · texte numérisé non relu

Cf. QÉ

AU GOLGOTIIA 687

somptions qui résultent de l'ensemble. Eponge et roseau ont été réclamés pour la présentation du breuvage au Crucifié *.

Si subtile que puisse paraître l'analyse qui vient d'être faite, et si incomplète qu'elle soit nécessairement, les conclusions proposées n'ont rien que de conforme aux procédés que les évangélistes ont appliqués ailleurs. La combinaison de l'élément interprétatif et de l'élément historique est plus sensible dans le récit de la passion que dans toute autre partie de l'Evangile, parce que c'est principalement sur ce point et sur celui de la résurrection qu'a porté le travail exégétique et apologétique de la pensée chrétienne, avant que la séparation de l'Eglise naissante et de la synagogue fût entièrement consommée.

Comme Luc a précédemment omis tout ce qui concerne le rôle eschatologique d'Elie, on ne doit pas s'étonner qu'il ait pris facilement son parti de laisser tomber la plaisanterie des Juifs, avec la parole de l'abandon, qu'il aimait mieux remplacer par une autre plus édifiante2. En ce cas comme en d'autres, il a pu d'ailleurs être guidé par la source de Marc, et se rendre compte du travail rédactionnel par lequel on avait dédoublé et interprété le dernier cri du Sauveur. On remarquera que Luc a eu soin de mentionner avant les ténèbres la présentation du vinaigre, et tous les propos dialogues. Il est évident que les paroles sur Elie, et le trait du vinaigre présenté ont été conçus indépendamment des ténèbres. Marc juxtapose le tout sans s'inquiéter autrement de la façon dont ces choses auraient pu se concilier en réalité.

Les évangélistes racontent divers prodiges qui se seraient produits dans l'instant même où Jésus expira3. Le voile du temple,

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