Pour VÉv. de Pierre, cf. supr. p. 703, n
3. Hypothèse admise par plusieurs critiques, notamment par ceux qui, admettant l'historicité de la découverte du tombeau vide, pensent que Joseph aurait pu enlever le cadavre après le sabbat. Cf. Holtzmann, 105. Renan, Jésus, 447, dit sans hésiter : « On n'avait pas encore choisi le lieu où on déposerait le corps d'une manière définitive... On se décida donc pour une sépulture provisoire. »
4. On peut supposer ici l'influence d'Is. xxn, 16, supr. cit., p. 705, n. 3. SrnAuss, loc. cit., pense que Marc et Luc attribuent, sans le dire, la propriété du tombeau à Joseph. Cette opinion 'est probable pour Marc, s'il a pensé au texte d'Isaïe ; elle l'est moins pour Luc, qui semble plutôt ne pas s'être posé la question de propriété. Jn. xix, 41-42, qui y a pensé, mais qui associe Nicodème à Joseph, la résout en sens contraire à Matthieu ; il pouvait avoir ses raisons de n'attribuer pas à Joseph le jardin où il a placé le tombeau (cf. QE. 898).
LE BÉPULCftE 707
finir avant la nuit. C'est ainsi que Jésus aurait été mis par un étranger dans une tombe d'emprunt.
Marc, xv, 47. Et Mattii. xxvii, 61. Et Luc, xxm, 55. Et Marie de Magdala et il y avait là Marie de l'ayant suivi, les Marie de José regar- Magdala et l'autre Ma- femmes qui étaient daient où on le dépo- rie, qui étaient assises venues avec lui (Jésus) sait. en face du tombeau. de Galilée considé-
rèrent le sépulcre et comment son corps y avait été déposé. 56. Et s'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Et le jour du sabbat, elles se tinrent tranquilles, selon le précepte.
Quelques femmes seulement regardaient faire le pieux Joseph * . D'après Marc et Matthieu, il n'y en aurait eu que deux, Marie de Magdala et Marie mère de José; d'après Luc, tout le groupe des femmes galiléennes aurait suivi Joseph d'Arimathée au sépulcre. L'indication de Marc pourrait n'avoir qu'une précision apparente ; mais, vu la tendance du troisième Evangile à généraliser les données antérieures touchant les témoins de la passion, l'indication de Marc est à regarder comme primitive relativement à Matthieu et à Luc. Les deux femmes s'éloignent après Joseph, ayant bien noté l'endroit du sépulcre et sa disposition tant intérieure qu'extérieure.
Cette observation tend à corroborer la valeur de leur témoignage, et, comme tous les autres détails du récit, elle est conçue en vue de la découverte du tombeau vide. Marc tient à dire que ce sont les mêmes personnes qui ont vu l'ensevelissement et trouvé le sépulcre sans cadavre : c'est par là, non par l'hypothèse de rédactions superposées -, que s'explique la mention réitérée des femmes. Marc a voulu seulement y introduire quelque variété en en faisant assister un
t. Me. 47. tj 8î Map ta rj MayBaXirvT] xal Mapîa f, 'Icoarj-ro; (cf. v. 40, supr. p. 697, n. 1. « Marie de José » devrait se traduire : « Marie fille de José ». D, lit Mapîa Iaxwpov. Ss. : « Marie, fille de Jacques ») èfeoSpojv tcou Tiôei-cai (D, èôsaaavTo tôv rdrcov orcou t.). Mt. 61. rjv 8s èxsï Mapîa;.». tj May8aXir)vy| xal îj xk\r\ Mapîa, xaOïjpsvai à-svavxt tou Tsupou. Il est assez curieux que Matthieu réserve le ôswpîjaa'. pour xxvm, 1. Le. 55. xa-raxoXo-jÔTjiaia'. <T; aï (D mss. lat. ont 8iio, au lieu de aî, ce qui pourrait bien être une correction voulue pour l'accord avec Me. xv, 47 ; Mt. xxvii, 61; xxvm, 1) yuvaïxe;, aîrivî; ïjsxv TjveXrjXuôuïa'. èx ttj; TaXiXaîa; (cf. v. 49, supr. p. 698, n. 2) lOeasavro tô pv*)>uiov xal o>; IteOt] to ao>;/.a aùroy (paraphrase de Me. 47), 56. unoarpé^asai 8î r.Toîtxa^av àpoijxara xal jxupa.