Cf. Brandt
Marc met les deux Marie et Salomé en présence du sépulcre ouvert; elles y entrent, voient un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et sont tout effrayées à son aspect *. Le jeune homme ne peut être qu'un ange ; son costume 2 et son discours le font connaître assez pour un habitant des cieux. La place qu'il occupe doit être en rapport avec la position présumée du corps de Jésus dans le tombeau, mais l'indication de la droite a sans doute par elle-même une signification : il ne conviendrait pas qu'un ange apparût à gauche 3. On doit supposer que le corps avait été déposé dans une sorte de niche creusée dans la paroi de la caverne sépulcrale. L'ange rassure les femmes par une parole bienveillante, se montre au courant de leurs intentions, leur annonce que Jésus est ressuscité, leur faisant voir qu'il n'y a plus rien à l'endroit où le corps a été déposé ; puis il les invite à prévenir Pierre et les autres disciples que le Maître les attend en Galilée, qu'ils le verront là, comme lui-même le leur avait prédit 4. Les femmes sortent du sépulcre et s'enfuient épouvantées ; leur frayeur même est si grande qu'elles ne racontent à personne ce qu'elles ont vu 5.
Gomment se fait-il qu'on l'ait su, puisqu'elles n'ont rien dit? On peut soutenir qu'elles se turent pendant un certain temps, et ne parlèrent de ce qu'elles avaient vu qu'après les apparitions du Sauveur. L'hypothèse n'est ni à démontrer ni à réfuter en toute certitude, puisque le texte authentique du second Evangile s'arrête précisément en cet endroit ; mais on peut douter qu'elle soit entièrement conforme à la pensée de l'auteur. Dans son discours, l'ange
1. V. 5. xetl EtdcXOoCfaai £•!; to |avï)|j.£ïov slôov vsavÎTXov xa0rjtj.£vov Iv toïç oslftotç n£p'.- [ieJjXï)ti£vov axoXrjv X£jx7)'v, xal IÇiÔatj.prJOri'jav (cf. ix, i§> ; xiv, 33, passages qui appartiennent au rédacteur).