‹ Les évangiles synoptiques (volume 2)Chapitre 82 sur 729 · iv · texte numérisé non relu

iv

4. La formule des Septante est la même que celle de Matthieu.

5. V. 4. foréxtf -zr\ç î)fj.Épaç. Ss. omet ici et; ai après àu.apxr{air).

6. D'après s. Jérôme, on lisait dans l'Évangile des Hébreux : « Si peccaverit, inquit, frater tuus, in verbo et satis tibi fecerit, septies in die suscipe eum. Dixit illi Simon, discipulus ejus : Septies in die ? Respondit Dominus et dixit ei : Etiam dico tibi, usque septuagies septies. Etenim in prophetis quoque, postquam uncti sunt Spiritu sancto, inventus est sermo peccati. » Combinaison de Matthieu et de Luc, avec glose.

omet la circonstance du repentir, qui est cependant, d'après Luc et la parabole du Serviteur impitoyable, la condition préalable du pardon. La rancune à l'égard du prochain n'est jamais permise, mais l'oubli des injures personnelles et les rapports fraternels ne sont pas possibles tant que le prochain garde une attitude malveillante1.

Matth. xviii, 23. C'est pourquoi le royaume des cieux est comparable à un homme roi qui voulut entrer en compte avec ses serviteurs. 24. Et quand il se mit à régler, on lui en amena un qui devait dix mille talents. 25. Et comme il n'avait pas de quoi payer, le maître ordonna qu'on le vendît, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il possédait, afin que la dette fût payée. 26. Ce serviteur donc, tombant à ses pieds, le supplia en disant : « Sois patient à mon égard, et je te paierai tout. » 27. Et le maître de ce serviteur, touché de compassion, le laissa aller et lui remit sa dette. 28. Et en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent deniers, et, le prenant à la gorge, il le serrait, disant : « Rends ce que tu dois. » 29. Son compagnon donc, se prosternant, le priait en disant : « Sois patient à mon égard et je te paierai. » 30. Mais il ne voulut pas, et il s'en alla le faire mettre en prison, jusqu'à ce qu'il payât la dette. 31. Voyant donc ce qui se passait, les autres serviteurs en furent très affligés, et ils vinrent avertir leur maître de tout ce qui était arrivé. 32. Alors son maître, l'ayant fait venir, lui dit : « Méchant serviteur, je t'ai remis toute cette dette, parce que tu m'en avais prié; 33. ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitiéde ton compagnon, comme j'avais eu moi-même pitié de toi?» 34. Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il payât tout ce qu'il lui devait. 35. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si vous ne vous pardonnez l'un à l'autre, du fond de votre cœur. »

Le motif pour lequel on doit pardonner a été insinué dans l'Oraison dominicale, et développé dans la réflexion qui s'y joint en Matthieu 2 : l'on doit pardonner aux hommes parce que l'on a beaucoup à se faire pardonner de Dieu, et que Dieu pardonne seulement à ceux qui savent pardonner. C'est ce que signifie la parabole du Serviteur impitoyable.

Il y avait un « homme roi 3 » qui voulut un jour se faire rendre

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