‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 218 sur 726 · Le. xxn · texte numérisé non relu

Le. xxn

2. V. 24. èyivsxo 81 xal çtXoveixta èv aùtof; to ti'ç aôiôv ooxeï elvou (D. xo xîç av :1V,) pieiÇcov. Il est arbitraire de sous-entendre : « aux yeux de Jésus » (B. Weiss, Lk. 696), et on ne doit pas traduire Boxet par « qui avait l'air » (Bleek, ihid.) Cf. supr. p. 239, n. 2. La présence de ce mot s'explique par oî ooxouvts? apyeiv (Me. 42), qui était sans doute dans la source, et que Luc a remplacé par oî (3aaiXetç.

3. V. 25. oî (îa<jcXeïç xiov iôviov xopieuo'jciv aùxiov. Cf. n. 2.

4. xaî oî ÈÇouaiàÇovTsç aùxwv (Ss. ajoute : « et qui font bien ») s'jspyïxai xaXouvTai.

l'avenir du fils de l'homme 243

ni pouvoir dominateur ni titres pompeux. Ils suivront l'exemple de leur Maître, qui a mis sa grandeur au service de leur petitesse.

Le plus jeune s'oppose au plus grand, et s'identifie au servant *, parce que, selon la coutume juive, suivie plus tard dans la communauté chrétienne 2, les fonctions de présidence et la préséance sont réservées aux anciens, et les fonctions de service aux jeunes gens. L'Évangile ne connaît que des services. Jésus le fait entendre en rappelant à ses disciples qu'il s'est toujours comporté au milieu d'eux et envers eux comme étant leur serviteur 3. Le discours ne contient aucune allusion à la circonstance du repas pascal ni au lavement des pieds 4, que Jean 5 a bien plutôt conçu d'après ce passage. Il ne vise pas non plus directement la mission de Jésus, et moins encore sa mort, considérées comme service du salut, pour signifier que la vraie grandeur est dans un tel service, bien que Marc ait voulu l'entendre ainsi. La forme de la sentence dans Luc a un cachet primitif de vérité morale, qui fait ressortir le caractère spéculatif et théologique de l'interprétation que Marc en a tirée. Matthieu s'en inspire en un autre endroit u, et a dû, par

1. V. 26. j;j.£i; 8È oùv outojç, xÀX' ô [xsîÇuv sv j;j.iv ysvÉa9o> tl>; ô vstixspoç (D, mss, lat. Ss. Se. fiixpoxepo;; on n'a pas besoin de supposer avec B. Weiss, Lk. 638, que 1) n'a pas compris le sens de weùSxepoç, ternie plus recherché, qui peut avoir été suggéré par l'usage chrétien), v.y.\ b f)you{i.evpç oj; ô BiaxovGv (D, Siaxovoç).

2. Cf. Act. v, 6, 10, où les « jeunes gens » apparaissent comme précurseurs des « diacres » proprement dits (Holtzmann, 411).

3. \ . 27. t.; yào [aeiÇùjv, 6 xvaxsijxsvoç r\ ô oiaxovwv ;o\i~/\ 6 àvotxeijxevoç ; Iyw 8s sv [lécrio 5{iôv i\\v. roç o SiaxovôSv. D (Se.) lit d'abord, complétant le v. 26 : aàXXov r] ô àvaxtî[/.evoç ; puis : 27. xiç yap [asîÇwv, 6 à. r] ô o. ; o. ô à.; (plusieurs mss. lat. : « in gentibus quidem qui recumbit, in vobis autem non sic, sed qui ministrat », ce qui a l'air d'une paraphrase maladroite; chez les Juifs aussi le « servi » était censé plus grand que le « servant ») ày<o yâp Iv jiiato uutov r]X8ov oùx wç ô avaxs(|i.svoç, aÀ). 'w; ô Siaxovwv, 28. xzi G[A=tç r)ùÇï]8T)T£ iv xrj StaxovÉa u.pu w; 6 Siaxovwv, oî 8ia(j.e(X£VT)xdTeç /-a. Le v. 28 se trouve mieux amené, mais D n'en semble pas moins secondaire et glosé : la fin du v. 26 est considérablement alourdie; ^ÀOov s'accorde mal avec le contexte, étant un verbe de mouvement, et vient de Me. i •"» ; le début du v. 28 manque de naturel; on y reconnaît l'esprit et le langage du glossateur de Mt. 28, supr. p. 240, n. 4, fin.

4. Plusieurs commentateurs ap. B Weiss, loc. cit. Le verbe stixc marque un état, non une action particulière.

5 xin, 1-20. Voir QÉ. 707.

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