I . TCtôXoV
2. (l'est ce que dit Jn. xn, 16 ; mais son assertion peut être inspirée par une raison théologique, et elle ne concerne pas Jésus lui-même. Cf. QÉ. 680. ■i. Cf. Nombr. xix, 2 ; Deut. xxi, 3 ; I Sam. vi, 7 ; II Sam. vi, 3.
connu dans la maison dont il s'agit '. La promesse de renvoyer l'âne 2 a semblé triviale à beaucoup de commentateurs. Elle est néanmoins de circonstance, et n'a rien de choquant. Luc a omis ce détail comme étant sans importance. Matthieu y a substitué l'assurance du consentement que donnerait le propriétaire 3, assurance qui est sous-entendue dans Marc, et qui prend ainsi de plus en plus la forme d'une prophétie. En s'en tenant à la lettre du texte, on pourrait soutenir que les incidents annoncés ont été prévus, et non rigoureusement prédits. Mais il est infiniment plus conforme à 1 esprit de la narration de supposer 4 que toute la mise en scène est pour le relief de la prophétie dont on a voulu d'abord montrer l'accomplissement ; qu'elle est modelée sur certains récits de l'Ancien Testament 5 ; et que la circonstance même de l'âne attaché a été suggérée par un texte biblique 6. On remarquera que Jean 7, trouvant sans doute le merveilleux des Synoptiques un peu enfantin , et jugeant qu'une rencontre providentielle justitiait mieux l'accomplissement de la prophétie ancienne, s'est contenté de dire : « Jésus, ayant trouvé un âne, s'assit dessus. »
Seul des Synoptiques, Matthieu rappelle expressément la prophétie de Zacharie, et, de plus, il joint à l'ânon sur lequel Marc fait monter le Sauveur, une ânesse dont les autres évangélistes n'ont point parlé 8. Mais, en dédoublant l'animal, il omet la circonstance symbolique du poulain non monté, qui est avantageusement remplacée par une prophétie formelle. Le rédacteur du premier
1. Le parallélisme des situations dans xi, 2-6, et xiv, 12-16, implique beaucoup plus naturellement le contraire.
2. V. 3. /.<xl eùôù; aùtôv à7ro<rcéXÀei roxÀiv w8e. Ces paroles devront être dites par les disciples. L'omission de tiocàiv et la leçon àjîoaTeXeî, dans le texte reçu (déjà dans Ss.) changent le sens de cette proposition, pour le conformer à Mt. 3. Ss. lit d'abord dans Me. 3 : « Son maître (le maître de l'âne) en a besoin ». Même traduction dans Le. 31, nonobstant le v. 34.