‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 235 sur 726 · Zach. ix, 9. « Sois en grande allégresse, fille de Sion · texte numérisé non relu

Zach. ix, 9. « Sois en grande allégresse, fille de Sion

Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem :

Voici ton roi qui t'arrive ;

Il est juste et victorieux,

Humble et montant un âne,

Et un poulain d'ànesse. »

*• "/a;pi açpdopa, 6ûyat£p Slojv

X7)puaae, 6ûya7£p 'Izpo-jaakrly.'

t8où ô jîau'.Xs'J; aoj Epyexat toi

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o. lxii, il : « Dites à la fille de Sion : Voici que vient ton salut » (LXX. îSoù 0 ~''>77Ïp io\ 7:apay£yov£v) .

elle paraît avoir été substituée, peut-être par inadvertance, et sans intention particulière, aux paroles analogues de Zacharie ' : « Réjouis-toi beaucoup, fille de Sion. » Le prophète décrit le roi messianique sous les traits d'un prince pieux et doux, ami de la paix. De là vient qu'il lui donne un âne pour monture. Ce trait symbolique est considéré par l'évangéliste comme une prédiction littérale. Jésus vient réaliser l'idéal du prince pacifique, annoncé par Zacharie à la fille de Sion.

Cependant les deux disciples, étant allés au bourg, trouvent, en effet, un ânon attaché devant une porte, sur la route2, et ils se mettent en devoir de l'emmener. Les assistants, c'est-à-dire les gens de la maison, comme l'a compris Luc, leur demandent pourquoi ils veulent prendre l'animal. Ils donnent la réponse que Jésus leur avait dictée, et on les laisse faire. Matthieu se contente de dire que les disciples exécutèrent les instructions du Sauveur 3 : comme il vient de montrer que l'incident réalise une prophétie de l'Ecriture, il est moins préoccupé de faire valoir en prédiction ce que Jésus luimême a dit quand il a envoyé les deux disciples. Dès que ceux-c1 rejoignent la troupe, à l'endroit où elle s'était arrêtée, on fait à l'âne une sorte de caparaçon avec des manteaux ; puis Jésus monte dessus, et le cortège se remet en marche 4. A cet instant, le voyage prend le caractère d'un triomphe. Ceux qui accompagnaient Jésus étendent leurs manteaux devant lui sur le chemin où il doit passer 5.

1. L'acclamation messianique de Me. 9-10, doit être en rapport avec le début de la prophétie, bien qu'on ne le cite pas; de même la mention du mont des Oliviers, au commencement du récit, paraît viser Zach. xiv, 4 (cf. Le. xxiv, 50; Acr. i, 12; Josèphe, Bell. II, 62; Ant. XX, 169).

2. Me. 4. Hjpov tuôàov OH^euivov -poç 6'joav ï;"> It.\ toS àaçoooj. Il semble que a[i.?oôov désigne la voie publique (cf. Jér. xvii, 27 ; xlix, 27; Act. xix, 28, D), non un chemin particulier conduisant à la maison (B. Weiss, 175). Trait suspect. Marc n'aurait-il pas écrit, et Justin (cf. supr. p. 262, n. 6) n'aurait-il pas lu encore y.'xr.ï'/.o-j ? Le. 32, supov xaôwç zIt.ï-/ ocùxoïç, efface ces détails.

3. A. 6. rto'.rîaavTsç xa8ù>ç auvÉxafev xùxoïç 6 'Iïjaouç 7. ^'yayov xïjv ovov xaî xôv 7CwXov.

4. Me. 7. xal çÉpouatv (AD etc. fjyayov, d'après Mt. 6, et Le. 35) xov -toXov r.pàç xôv 'Irjaouv, xat È7tt|3àXXou<nv xùxw Ta iuxxtx aùxâiv, xal IxxGiaev (Ss. : «et il le firent asseoir» ; N, Ixocôtaav) l-'aùxo'v. Mt. 7. xaï i-iÔrj/av iiz' xjxcov xà {;j.àxia, xai È7rsxa6i- (tev X, ÈxàOicjav; L, £-£xx6rj?av. Vg. « sedere fecerunt » ; D, ÈxàOï.xoi Ircavw aJxrov. Le. 35. xat fjyayov aùxov xpôç xôv Trjaoù'v, xat ÈTîtpî'iavxj? a'jxtov xà iaàxia k%\ xov -wXov zt.z y.-jxiaw xov 'Iiqaouv. L'idée primitive paraît être : « et ils le firent asseoir ».

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