‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 284 sur 726 · Le. xiv, 1 ;supr. p · texte numérisé non relu

Le. xiv, 1 ;supr. p

3. V. 16. ô os eI-ev aÙTto. Ss. a voulu lire aôrou; : 1> et quelques au 1res témoins omettent le pronom. Il semble qu'on ait trouvé que Jésus ne devait pas adresser la parabole au pharisien.

4. Il importe assez peu que la combinaison du troisième Evangile vienne de Luc lui-même, ce qui est le plus probable, ou de sa source immédiate.

5. V. 16. àv0pti>7rd; xi; i-oUi oîït:vov [i.iyx, xatî âxâÀcUîv -oÀÀo'j;.

6. V. 2. (oijlouôO/] rt (îaatXeîa tù>v oùpavGv àv9pr/)-(o paatXsï (on peut croire que la source contenait seulement àvOp-ô-<o, et que Matthieu ajoute [jacatÀE? pour l'interprétation allégorique) oittiç È-oi'r|T£v yâaou; tw ulôj aùioO.

7. Comme dans Mt. ix, 15 ; I, 497; cf. Ap. xix, 7-9 ; xxi, 2, 9.

Luc n'est pas plus ennemi de l'allégorie que Matthieu ; lui aussi [ met un prince, au lieu d'un homme riche, dans la parabole des Mines ; s'il avait trouvé ces détails dans la source il ne les aurait pas supprimés. La suite du récit est meilleure dans le troisième Evangile : l'invitation a été faite quelques jours a l'avance, et universellement acceptée; l'heure n'a pas été indiquée avec précision, parce que l'usage comporte une seconde invitation le jour même, pour le rassemblement des convives. Le maître envoie donc son valet2, au dernier moment, prévenir les invités; mais ceux-ci se récusent en alléguant divers prétextes, dont trois sont cités à titre d'exemples qui forment une sorte de gradation ; les deux premiers réfractaires demandent fort poliment qu'on les excuse :\ en indiquant le motif de leur abstention, avec cette nuance que le premier dit qu'il est oblig-é 4 de s'absenter pour aller voir sa terre, et que l'autre dit simplement qu'il ira essayer ses bœufs; celui qui vient de se marier se contente d'énoncer son cas, disant qu'il ne peut venir, et il ne prend pas la peine de s'excuser; après cette course infructueuse, le serviteur rend compte au maître de ce qui lui a été dit.

G est peu d'un serviteur pour un homme si riche, et pour un si grand festin, où tant de monde est convié. Comme les serviteurs sont toujours en nombre dans Matthieu, l'on a pu supposer avec vraisemblance 5 que Luc avait parlé d'un seul serviteur, parce qu'il voyait dans celui-ci le Christ, qui est « venu pour servir 6, et Dieu dans le maître. Doit-on expliquer de la même façon 7 les formules respectueuses que les invités emploient en lui parlant? Comme le serviteur représente le maître, et dit en son nom l'invitation, les réponses qu'on lui fait s'adressent réellement au maître, et sont conçues dans les termes que le messager devra répéter. Luc a pu entendre allég-oriquement ces excuses, mais la politesse de pécheurs

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