Cf. Pan. vu, 9; Act. i, 10; Mt. xxviii
4. Me. 3, dans Ss. AD etc. sBL etc. n'ont pas cette comparaison. ">. Omis dans Ss.
6. Noter, Me. 4, la singulière construction rHÀ£;a; oùv MoUosï, sans doute à cause du rôle prépondérant d'Elie dans l'avènement messianique. Ss. « Moïse et Élie » (Mt. 3).
7. « Ainsi la présence de ces deux témoins irréprochables, qui paraissaient pour accompagner Jésus-Christ dans cet éclat passager de sa gloire, attestait
A. Loisy. — Les Evangiles synnptiijiies, II. 3
videntielle du salut. Pauvres commentateurs, qui cherchez si vous êtes sur le Thabor ou sur l'Hermon, et d'où venaient Moïse et Elie, et comment ils ont fait pour se rendre visibles, et comment les disciples ont pu les reconnaître sans les avoir jamais vus ', écoutez la conversation du Sinaï avec le Calvaire, et gardez-vous de vous y mêler, de peur que vos réflexions ne ressemblent à celle de Pierre, dont les évangélistes ont dit fort justement quelle ne signifiait rien ! Luc a voulu indiquer l'objet du colloque7, et peut-être eût-il mieux fait de le laisser deviner. Dans l'esprit du récit, il ne s'agit pas seulement de la passion, et Moïse et Elie ne viennent pas apporter leurs encouragements à Jésus, comme l'ange de Gethsémani 3. Ils viennent rendre témoignage au Christ.
On croyait que Moïse avait parlé du Messie'1, et qu'Elie devait lui servir de précurseur5; on croyait même que tous les deux viendraient ensemble à la fin des temps, avant le grand jugement et la manifestation du royaume céleste. Aussi bien quelques-uns ont-ils pensé qu'ils étaient venus en cette occasion parce qu'ils supposaient arrivé le temps du grand avènement ,). Cette croyance est facile à expliquer par la persuasion où l'on était qu'Elie n'avait pas subi la mort7, et que Moïse lui-même n'avait pas été enseveli en terre8, mais ravi au ciel (J. Ce sont probablement les deux témoins dont parle l'Apocalypse1", qui, au dernier jour du monde, seront tués
d'une manière très convainquante la jalousie et l'aveuglement des Juifs, qui refusaient de reconnaître pour le Messie celui que leur propre législateur et le plus illustre d'entre les Prophètes révéraient alors comme le libérateur promis depuis tant de siècles. » Sacy, ML II, 13.
1. Il y avait sans doute une façon traditionnelle de se les représenter.
2. V. 31. oï ôpQsvrs; Iv oo^r, ïksyov t^v 3?ooov (cf. II Pieis. i, 15) oc'jtou, rçv r;'a£ÀÀ£.< -ÀripoSv ïi 'IepouaxÀrïa.