Pss. cxx-cxxxvn
5. Me. 22. /.. i. a. Xa(icî>v plusieurs mss. rov) ap-rov E'jXovrjaa; (noter l'entassement des participes et l'embarras de la construction, indices de combinaison rédactionnelle) ïxXasev xat EÔav/.iv aÙTOi; xaî eT-ïv àg^ete- to2-6 Ècrnv x6 awux tjiou.
I coussins, et qu'ils étaient assez nombreux, il est peu probable que Jésus soit censé donner de sa main un morceau à chacun ; il fait passer le pain autour de la table après l'avoir rompu. C'est d'ailleurs ce que paraît signifier le mot : « Prenez », auquel Matthieu ajoute : <( et mangez ». Cette formule donne à l'acte un caractère liturgique ', et elle représente, dans les Evangiles, le « faites ceci en mémoire de moi », de Paul2, qui figure plus directement l'institution.
Les évangélistes ont pu penser à la fraction du pain azyme, qu'accompagnait la prière : « Béni soit celui qui produit le pain de la terre. » Saint Paul insinue que la consécration du pain a eu lieu au commencement du repas, en disant que la consécration de la coupe eut lieu « après :; ». Cependant l'indication : « Pendant qu'ils mangeaient », ne suppose pas nécessairement que le repas fût déjà avancé, mais qu'il était commencé, que les préliminaires de la pàque étaient accomplis. S'il s'agissait, dans la tradition primitive, d'un repas ordinaire et assez court, on conçoit que le repas et l'institution de l'eucharistie aient pu être présentés comme simultanés, et qu'il n'y ait pas eu d'intervalle notable entre la distribution du pain et celle du calice. Ni dans les Evangiles ni dans saint Paul |les deux moments de l'action symbolique ne semblent éloignés l'un ide l'autre, ni distincts du repas auquel ils se rattachent.
« Ceci » désigne ce que Jésus tient dans les mains, non le pain comme tel, ou la réalité du pain, mais l'objet visible que l'on présente, rompu et partagé. Des batailles théologiques se sont livrées sur la signification du mot « est ». Si les paroles ont été réellement prononcées en araméen par le Christ, le verbe substantif n'était pas exprimé, en sorte qu'il n'y aurait pas trop lieu de spéculer sur sa portée, mais sur ce que pouvait signifier, dans la circonstance, l'assertion : « Voici mon corps ». Le vrai contexte de la formule étant, comme on le verra plus loin, celui de Paul, ce n'est pas d'après les circonstances historiques du dernier repas, mais d'après la signification que l'apôtre attribue à la cène chrétienne, qu'il faut
Mt. 26. laôtôvrwv oî a'JTrov XaSrôv b 'I/jaoy; plusieurs mss. tov) ap-rov xaî cùXoyrjaa; (A etc. e-jyaptcrcrlaaç) ËxXaaEv xai ooù; [nAC. etc. ÈSt'Sou) roîç ^aG^caï; (AC etc. xaî) zlr.v/' \-i'-jî-i oiye'i' t. è. t. s. a.