‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 511 sur 726 · Cf. p. 563, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 563, n

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second départ de Jésus. L'idée restant la même, la première formule est retournée de telle sorte que Jésus ne demande plus expressément que la coupe lui soit épargnée, mais se déclare, en termes très explicites, prêt à la boire, si telle est la volonté du Père '. Les mots : « Que ta volonté soit faite », semblent être une réminiscence tout à fait précise de l'Oraison dominicale, dont l'influence a dû s'exercer pareillement sur Luc. et le rappel de la coupe ne permet guère de supposer que Matthieu aurait pris cette seconde formule dans une source antérieure à Marc. Quoi qu'il en soit, la résignation de Jésus ne pouvant trouver une expression plus complète, l'évangéliste s'est abstenu d'indiquer une autre formule de prière pour la troisième reprise.

L'unique formule de Luc présente quelques variantes dans la tradition du texte; d'après quelques-uns2, elle comprend d'abord une demande exprimée en forme de désir : « Père, si tu voulais éloigner cette coupe de moi:i ! » La phrase ne se termine pas, et l'on dit'1 que le souhait de celui qui prie est dominé par le sentiment d'abandon complet à la volonté divine, qui se traduit dans la seconde partie de la prière : « Néanmoins que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne '. » La réticence est peu naturelle 6, et tout invite à penser que Luc à voulu écrire : « S'il te plaît, éloigne de moi ce calice. » Si la seconde partie de la prière est originale

I. V. 42. jtaT£p ;joj. Et où o'Jvary.'. toûto (D ajoute to noT/jvov avant, EF etc. après tojto rcapeXOeïv :iv a), aùtô xio), yevrfiTycui rô OiÀï,aâ i'o'j. 1. XL etc.

3. V. 42. Tcaxep, si (3ôùXei Ka.p£vi-fmi (BD etc., 7iap£V£yx€ ; A etc. JtapEVE-pcsîv) touto to jioT7Jpiov à-'iaoo. D, mss. lat. ont, après l'invocation : « Père », la' seconde partie de la prière : « Que ta volonté » etc. (en omettant tcXtJv), et amènent en dernier lieu : « Si tu veux » etc. Cette divergence pourrait faire soupçonner que le texte primitif de Luc n'avait pas l'acte formel de résignation : « Que ta volonté se fasse » ; en effet, eî [3oùXei semble vouloir représenter cette seconde partie de la prière dans Marc, et se trouve maintenant la doubler inutilement.

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