Me. xv, 2 ; Mt. xxvii. 11 ; Le. xxm
4. Welluausen, Me. 132. Il n'en est pas moins vrai, que, si la parole a élé alléguée devant le juge, elleadûêtre comprise comme un blasphème et constituer une charge très grave contre Jésus. Mais Me. 61 />-62 ne se présente pas comme intercalé dans le récit, et le rattachement de 63-64 à 61 a ne se fait pas naturellement.
phème porte seulement sur ce que Jésus a dit du Fils de l'homme assis à la droite de Dieu ', ni que le grand prêtre se serait empressé de trouver un blasphème où il n'y en avait pas 2, ni que l'aveu messianique, dans la bouche d'un homme aussi impuissant que le paraissait Jésus, ait pu être considéré comme un blasphème 3.
La réponse du Sauveur au grand prêtre comprend deux assertions, d'abord l'aveu de sa messianité, puis une sorte de confirmation qui paraît exigée par les circonstances où l'aveu se produit : si précaire et si humiliée que soit sa situation présente, Jésus est le Christ, et ceux qui le questionnent maintenant en auront la preuve lorsque sa gloire apparaîtra, lorsqu'ils le verront assis à la droite du Père céleste, et venant sur les nuées 4. Matthieu 5 a voulu préciser et compléter cette explication par l'addition du mot : « désormais '' ». Il songe que, si Jésus est entré dans la gloire messianique par la résurrection, ses ennemis ne seront témoins de cette gloire que dans la parousie, quand il viendra sur les nuées du ciel ; provisoirement le Christ est assis a la droite de Dieu. Les deux évangélistes sont préoccupés de la parousie ; mais, tandis que Marc ne voit pas d'inconvénient à mettre sur la même ligne l'entrée de Jésus dans sa gloire immortelle, et la manifestation définitive de cette gloire, Matthieu perçoit et indique nettement la distinction de l'une et de l'autre, de la gloire du Christ ressuscité et de son avènement final. Cependant Matthieu a plutôt réussi à com-