‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 553 sur 726 · Cf. n · texte numérisé non relu

Cf. n

5. V. 67. làv uuïv v.rjti o'j ;j.r, -'.?-v'j?r~i% 6<S. iàv os ÈpwTïjaw, ou p./, txTZoy.pift^-ê. AD, mss. lat, Vg. Ss. Se. ajoutent p.ot r] à-oXuarjTs. B.Weiss, Lk. 658, estime que cette finale a disparu accidentellement (homéotéleuton) du groupe xBLT. Pour la forme de la réponse, cf. Jeu. xxxviii (LXX, xlv), 15, passage qui a pu influencer la rédaction de Luc (Bii.vndt, 73 ; Holtzmann, 416).

Peut-être n'est-ce pas tant parce que Luc n'a pas attribué à la séance du sanhédrin le caractère d'un procès et d'un jugement en forme, que parce qu'il a lui-même arrangé son récit, et qu'il a voulu mettre en relief l'indépendance du Sauveur à l'égard du sanhédrin israélite. On se demande sur quoi porteraient les questions que Jésus pourrait faire à ses juges : à ne considérer que les vraisemblances de l'histoire, on pourrait supposer qu'elles concerneraient les motifs de son arrestation ', ou le droit des juges2 ; mais, vu le contexte, et dans l'esprit de l'évangéliste, il s'agit plutôt de contre-questions sur l'objet même de l'interrogation posée par les sanhédristes, à savoir le rôle du Messie, et comment Jésus peut y prétendre3.

Ces préliminaires sont destinés à amener ce que Luc a trouvé principal dans la déclaration attribuée au Sauveur par Marc. Il a supprimé ce qui regarde la parousie, ayant songé, comme Matthieu, à l'objection qui s'éveillerait dans l'esprit du lecteur, si celui-ci réfléchissait que les juges de Jésus étaient tous morts sans l'avoir vu revenir sur les nuées ; mais il n'a pas cru pouvoir corriger le texte autrement que par une omission totale. Il ne laisse subsister que l'assertion : « Désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu 4. » On sent que l'évangéliste a voulu opposer au Messie juif le Messie chrétien, tel d'ailleurs que les Ecritures l'ont annoncé : « Fils de l'homme » et « assis à la droite » de Dieu. Les sanhédristes comprendraient que la réponse de Jésus va plus loin que leur première question ; ils en viennent à demander : « Tu es donc le Fils de Dieu ? ' » au sens où l'évangéliste lui-même entend cette formule (i. Cependant il n'est pas ques-

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