ISINH
3. lïITl. Cf. Xowack, Die kloinen Pmphelen 2, 403. Il faut lire aussi mp1, « tu as été estimé », non Tllp1, « j'ai été estimé , puisqu'il s'agit du salaire attribué au prophète, non à Dieu lui-même.
4. V. 13. zal £;.t:e7 xupioç -ooç ui* y.xGs; aJTOjç eîç ro ytoveuTïjptov, y. al j/d^ou-ai et ooxtjAoy laTiv, ov tso~ov iooy.vxi.7Oi] ùiùo aCrw/. y.al IXaSov toù; Tp'.ây.ovta a(oyjc.oij: y.xî Evé^aXov a'JTO'j; î!; tov oiy.ov y.upïou il; 70 ycovEUTrJp'.ov.
que le grec des Septante. « Le potier » vient de la fausse lecture qui s'est introduite dans le texte original de Zacharie.
Cette prophétie par substitution n'est pas plus extraordinaire que celle du « Nazaréen », au second chapitre du même Evangile1. « Le potier », qui se trouvait amené accidentellement dans le passage de Zacharie, a dû être mis en rapport avec « la maison du potier », dont parle Jérémie2, et le champ acheté par ce prophète 3 : on explique ainsi que la citation ait pu être attribuée à Jérémie, bien qu'elle soit principalement empruntée à Zacharie. Mais, si probable que soit ce rapport avec Jérémie, l'échange des. noms n'est peut-être pas suffisamment expliqué par là. Si l'évangéliste lui-même a préparé la citation qu'il fait, le travail exégétique auquel il a dû se livrer ne permettrait pas de lui imputer une erreur de mémoire. Il y a sans doute lieu de faire intervenir dans la formation de cette prophétie le nom même de l'endroit voisin de Jérusalem, qui s'appelait « champ du potier » et « champ du sang », et qui avait sa place, à un titre quelconque, dans la tradition évangélique4. On remarquera que l'argent de Judas est jeté dans le temple, conformément au texte complet de Zacharie, tandis que la citation, où l'on voulait trouver l'achat d'un champ, ne parle pas du temple. C'est principalement dans cette circonstance importante que l'on peut reconnaître l'influence du texte prophétique sur le récit et du récit sur le texte, en même temps que l'indice d'un travail légendaire antérieur à la rédaction de l'Evangile.
Toutes les hypothèses possibles ont été faites pour expliquer cette citation. On a pensé a un écrit perdu de Jérémie, à une suppression du passage par les Juifs dans le livre de ce prophète, à une parole de Jérémie gardée par la tradition °. Aucune de ces opinions ne mérite d'être discutée. Saint Jérôme*' dit avoir vu aux mains