‹ Les évangiles synoptiques (volume 3)Chapitre 589 sur 726 · Cf. Deut. xxi, 6-8; Ps xxvi, 6; lxxiii · texte numérisé non relu

Cf. Deut. xxi, 6-8; Ps xxvi, 6; lxxiii

5. Cf. II Sam. m, 28 LXX). àOtoo'; eîjxi âyoj àrcô ;wv aifiotTcov 'A^ew^jp uîoo

Nrj'p. 29. zaTavTr(cj5CT0j'jav i~!. xjcpaXrjV 'Iwàp /.xi ï-': -âvTa tov o'./.ov to-j jcarpôç aÛTOu.

6. V. 23. ô 8è ispif)" rî fètp y.axov èjîo:ï|<j£v; o\ oï rapuiaôs IxpaÇov XÉyovrE;- oxaoptoOT)- Tw(cf. p. 645, n. 1).24. ïoojv oï ôIIsiÀaTo; otc où8èv tîxpsXsï àXXà uàXXov ôo'pujîo; ytvsxat, Xajîtov ûSwp à-;v!'yaTO Ta; "/E?ca; y.xTivxvT'. to3 oy^Xou XÉywv aOôiô; Eia; ànô to3 aiaxTo; toûto'j' 'jo-eï'ç ci^EiO:.

T. V. 25. xaî «7coxpt0sl; -à: ô Xxo; cf. n. 3 îI-£V to xiax xjto-j iç'îjfiaç y.a: èjcî rà T£/.va r,fj.cov.

8. Cf. II Sam. i, 10; m, 29 [supr. n. 5 ; Jeu. li, 35 Act. v, 28).

qui a réellement porté la peine de la mort de Jésus, est le peuple juif.

Il est certain que l'évangéliste ne veut pas présenter comme une lâcheté l'action de Pilate ; mais, malgré ses bonnes intentions, qu'expliquent les circonstances dans lesquelles il a écrit, la responsabilité du procurateur ne serait pas dégagée. Matthieu est obligé de conclure avec Marc : « Alors il leur accorda la liberté de Barabbas, et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu'il fût crucifié '. » Cet homme qui, ayant en main la force militaire, fait fouetter Jésus par ses soldats et commande qu'on le crucifie, est bien loin d'être tout à fait innocent du supplice qu'il ordonne. Dans la pensée de l'évangéliste, Pilate, se lavant les mains, ne joue pas la comédie ; mais il aurait néanmoins joué une comédie ridicule et odieuse, s'il eût ainsi déclaré hautement n'avoir aucune part dans le jugement qu'il allait prononcer et faire exécuter lui-même ; ajoutons que la comédie serait bien invraisemblable, car Pilate ne se faisait pas si grand scrupule de verser le sang. Dire que Pilate n'aurait pas fait crucifier le Sauveur, s'il n'avait craint de provoquer une émeute, ou de se compromettre lui-même, est recourir à une hypothèse banale 2 : ce n'est pas cette idée que l'évangéliste lui prête. Pilate est censé n'avoir pu faire mieux qu'il n'a fait ; mais les choses ne se sont point passées comme Matthieu le dit.

Dans Luc, le jugement de Pilate fait suite à la comparution devant Hérode. Le procurateur n'a pas trouvé que Jésus fût coupable d'un crime capital ; Hérode, bien que Juif, a partagé cet avis. Il suffira de faire fouetter le prisonnier; après quoi il sera mis en liberté 3. La vraisemblance de cette combinaison, dont le quatrième Evangile a tiré parti 4, n'est pas plus à discuter que celle des compléments de Matthieu. La demi-mesure de Pilate est mal accueillie des prêtres et du peuple, qui réclament immédiatement la mort de Jésus et la libération de Barabbas ■*'. Plusieurs anciens témoins 6

1. V. 26. toxc a-ÉÀ-j'Jsv xjtoi: tov Bapajïjilav, tèv 8s 'Itjctouv «ppayîÀXoiaaç -xocOwy.ev (Ss. « à eux », c'est-à-dire aux Juifs) ïva jrauswOf). Cf. supr. p. 6i5, n. 2.

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