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4. Notamment D ; tjâeî ïjÀei Xa|j.à ÇaçOavst ; Le dernier mot est pour àÇàtpOavet, qui correspond à l'hébreu ^]"Q7Î? (même lecture dans quelques mss. lat.), et 1) l'emploie dans Marc aussi bien que dans Matthieu ; le même ms. lit, dans Me. 34, wve£8iaaç, au lieu de l^y.oL-ciXiKEç (de même lat. c : « exprobrasti me », et i : « me in opprobrium dedisti »). Dalman, I, 43, explique la traduction de D par l'araméen, l'interprète ayant cru pouvoir établir l'équivalence [à]£acp6av=t =r 13rSy7- Ev. de Pierre, 19. /.ai 6 xûptog àvsjïdr^j Xéywv 'fj oJva;j.i; [j.o'j xaxéXEuJ/àç u.e. /.ai tl-ùn âvsXrJcp0T]. L'emploi du mot 8uv<x;ju; pourrait s'expliquer par l'influence de la version d'Aquila (ou de sa tradition interprétative), qui traduit HN par « ma force », dans Ps. xxn, 2. Dalman, I, 164.
5. Pour la discussion de ce passage, cf. Bkandt, 228-245 ; J. Weiss, AE. 337-339.
6. Me. 35. /.%[ tive; rô5v rcap£arr)xdTo>v remarquer le vague de l'expression; les variantes rcapsrcûSTwv, xD, et éot7]xôtwv, B, n'ont aucune portée) à/.ojaav-£; k'XEyov 'l'5s cHXs£av tpwvêî. Mt. 46. Ttvèç gè Ttov è/.eï ÉaTrjxdTto.v àzojaavxeç k'Àsyov oti 'IIXei'ocv cpo)vEÏ o'JTo;
sente à Jésus '? Marc le pense sans cloute, mais les soldats, exécuteurs responsables de la sentence prononcée par Pilate, auraient-ils laissé les assistants s'approcher ainsi de la croix ? Si le vinaigre est la boisson des soldats, il est invraisemblable que ceux-ci aient permis à quelqu'un d'y toucher. Est-ce un soldat, touché de compassion, qui, sans avoir compris les paroles de Jésus, et supposant qu'il a soif, prend une éponge 2 et luiollre à boire? Dans Marc, l'homme qui présente l'éponge a l'air de Contenir :; ou plutôt de prévenir ' la résistance d'autres personnes qui l'empêcheraient d'accomplir son acte charitable, et il parle d'Elie comme les Juifs. Soit sincèrement, soit pour entrer à moitié dans la plaisanterie des autres, il manifeste l'intention de soulager le crucifié pour donner à Elie le temps de venir. Dansle premier Evangile ',ce sont les assistants qui parlent, ne voulant pas qu'on donne à boire à Jésus, et demandant qu'on laisse agir Elie : façon de corriger la mise en scène de Marc en la rendant plus intelligible (i. Mais, dans le premier comme dans le second Evangile, celui qui prend 1 éponge appartient au groupe quia parlé d'Elie. Ce groupe est-il celui des soldats, ou celui des Juifs présents? En un cas comme dans l'autre l'interprétation du récit évangélique rencontre une grave difficulté.
Si l'on observe que les évangélistes se reprennent en quelque sorte pour dire que Jésus poussa un grand cri, après lequel il expira ', tandis que Luc 8 ne parle que d'un cri interprété d'une manière analogue à celui dont Marc et Matthieu ont parlé d'abord, mais qui
1. Me. 36. Spatjuôv oi tu vEuîaaç aTZoyyov oHou: TCSpiQsîç zaXâ;i.w ÈtïotiÇev kutov, "kiyw (Ss. « el ils dirent ») acpîTE ïow|X£v e;. Ef/Vrai 'HÀsta: /.<x8eàeîv ocutov. nO, mss. lat. a©;;, sans doute par influence de Mt. 15.
2. Probablement la petite éponge qui servait à fermer le goulot du vase où était la « posca », dit Renan, Jésus, 439.